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Lab Postal 2017 : La Poste se la joue Retour vers le Futur

Le 22 et le 23 février se tenait Le Lab Postal, le rendez-vous de l’innovation de La Poste. L’objectif ? Mettre en avant les innovations en cours au sein du groupe et le soutien aux startups innovantes. Entre objets connectés, chariots autonomes, et réalité virtuelle, cette édition se la joue Retour vers le Futur à travers ses conférences.

Le Lab Postal revient après une édition 2016 marquée par la robotique. Cette année encore, nous avons visité le salon dédié à l’innovation au sein du groupe La Poste. Les visiteurs semblent principalement des membres de l’entreprise présents pour découvrir les derniers projets innovants en développement dans les bureaux.

En 2016, le robot Pepper se trouvait à l’entrée du salon. Cette année, l’accueil se veut résolument humain. Les stands, plus aérés, plus beau aussi, permettent aux visiteurs de découvrir les animations et les derniers produits connectés conçus et/ou mis en lumière par le programme d’innovation de La Poste : Yellow Innovation.

Les collaborateurs au sein de ce programme organisent l’événement en intégrant Docapost, la filiale IoT et French IoT, le programme soutenant les startups repérées par le groupe. Le parcours de visite est quelque peu étrange, en grande partie à cause de l’architecture des lieux.

Après avoir dépassé le SAS d’entrée, la salle principale est en effet coupé par un escalier. Autour, vous trouvez les projets de La Poste. L’agencement des stands conduit vers la salle de conférence du Lab Postal

Quand Philosophie et Ressources Humaines s’entrechoquent au Lab Postal

lab postal conference

Nous commençons d’ailleurs notre matinée au Lab Postal en suivant la conférence intitulée « Aristote pour tous : Quelle stratégie RH à l’heure de l’IA ?« . Cette discussion est menée par Béatrice Rousset, Executive Coach chez Axa et Philippe Silberzahn, professeur à l’EMLYON Business School et chercheur associé à l’École Polytechnique.

Ce titre peu équivoque, les deux intervenants et l’animateur Thierry Keller, directeur de la rédaction du magazine Usbek & Rica l’expliquent au cours de cette intervention.

Selon Béatrice Rousset, L’Intelligence Artificielle libérerait « notre cerveau gauche« , celui traditionnellement associé à la rigueur, à la pensée cartésienne. Soulagés des calculs, des opérations et des efforts mathématiques en tout genre, nous passerions du paradigme issu des écrits de René Descartes à celui sous-tendu par Montaigne. Un vrai retour vers le passé ! (ou en cours de philosophie selon le point de vue).

De telle sorte que l’esprit créatif serait alors dégondé des carcans actuels. Quel rapport avec les Ressources Humaines ? Béatrice Rousset y vient : l’IA peut aider à réorganiser les méthodes de travail.

Il faut pour cela reconstruire le cadre plutôt que d’utiliser les technologies pour améliorer les méthodes de recrutement qui ne sont pas adaptées à la transformation numérique en cours. « Nous maquillons le cadavre » répète à l’envi la coach pour Axa. Les deux invités ne sont pas là pour proposer des solutions, mais pour effectuer ce constat.

Le but semble d’encourager les cadres et dirigeants présents à effectuer ce changement. Pourquoi ? Parce qu’il y aura des suppressions de postes. Parce que l’engagement des salariés a besoin d’un sérieux coup de pouce : « 9 % des salariés sont vraiment engagés » en entreprise. Cette vision résolument positive de l’Intelligence Artificielle s’inscrit dans un paradigme de « l’assistant intelligent », celui qui nous soulage de certaines tâches ingrates.

L’intelligence dans une boîte : l’assistant vocal dans tout ses états

 

C’est typiquement le but de certains dispositifs présents sur les stands. À plusieurs reprises, Philippe Silberzahn invite les spectateurs à tester l’Amazon Echo, l’assistant vocal conçu par le géant du Web.

Nous avons pu revoir l’appareil disposé à côté du très familier Google Home. En effet, la rédaction d’objetconnecte.net avait pu tester ce concurrent à sa sortie américaine. Dans la même veine, nous avons pu apercevoir GEORGE. Ici, nous ne parlons pas de l’égérie d’une célèbre marque de café, mais bien d’un assistant vocal intelligent.

Présenté lors du CES 2017, il s’agit d’une version rebadgée du projet de Myxyty. Cette startup propulsée par le programme French IoT a adapté sa technologie myxypod, une enceinte connectée modulaire, au public âgé. Le groupe imagine intégrer ce produit au sein de son offre Veiller sur mes parents de La Poste.

Des chariots autonomes aux services des postiers

lab postal chariot effidence

Ces produits impliquant l’intervention d’une intelligence artificielle ne s’adressent pas particulièrement aux employés du service postal. Pour aider le travail des postiers lors de leurs tournées, deux petits véhicules autonomes étaient mis en avant. Tout d’abord, un chariot autonome suiveur conçu par l’entreprise Effidence.

Fort d’un déploiement auprès des vignerons, de DHL et de la SNCF, elle travaille avec La Poste afin d’adapter sa solution d’autonomie dans les centres de tri et pour porter des charges lourdes. « Les robots Effibot portent des charges lourdes et suivent les opérateurs le temps d’un shift » nous explique le responsable commercial Éric Ploujoux.

Ainsi la machine dispose d’une autonomie de 6 à 8 heures et peut supporter une charge maximale de 300 kg suivant les configurations. Les premiers tests des Effibot en collaboration avec La Poste ont eu lieu dans la ville de Nantes. Ils seront étendus prochainement à Paris afin de vérifier la sécurité du plateau adapté en conséquence pour ce métier.

En effet, une structure supplémentaire vient se placer sur la benne dans le but d’accueillir des colis. Effidence semble confiant sur la technologie multicapteurs (capteur laser capable d’analyser l’espace à 360 degrés) mise en place : le chariot suit l’employé, évite les obstacles et les humains. Comme la norme l’impose, un bouton d’arrêt d’urgence est accessible facilement.

lab postal wheel r2-d2

Le second se place dans la catégorie « droïde ». TwinswHeel s’inspire fortement de R2-D2. Cette boîte de transport est surmontée d’un radar Lidar et de deux caméras. Sur les côtés, deux roues font avancer le petit véhicule. Vincent Talon, le CEO de la startup incubée par L’EMLYON, cherche d’abord avec son équipe a introduire son robot autonome dans les sites industriels et puis bientôt auprès de site d’e-commerce et des commerces de proximité. Cela se comprend aisément : TwinswHeel transporte jusqu’à 40 kilogrammes sur 10 kilomètres.

lab postal twinswheel

Les quelques robots, objets connectés, assistants vocaux présentés au Lab Postal ne remplacent pas l’homme dans l’entreprise, il l’assiste. L’intelligence artificielle a déjà transformé certaines activités, il faudra comme l’évoque Béatrice Rousset, équilibrer la présence de la technologie et de l’homme en entreprise.

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