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L’informatique cognitive : la rupture technologique de demain

La poste organisait entre hier et aujourd’hui le Lab Postal. Ce rendez-vous a réuni bon nombre des acteurs de l’IoT, notamment ceux spécialisés dans l’informatique cognitive. Les entreprises comme Aldebaran et IBM ont présenté leurs projets dans ce domaine. 

Une rupture technologique au premier plan

En dehors des objets connectés, des plateformes, des assets, qui prend la décision de faire quelque chose ? Par exemple, dans le cadre de la voiture autonome, l’intelligence artificielle conduit-elle seule ou assiste-t-elle le conducteur ? Cet enjeu majeur ne se pose pas uniquement pour l’univers automobile.

Cette rupture technologique, selon les intervenants aux séances plénières du Lab Postal, touche tous les domaines : de la voiture, en passant par la ville intelligente, la médecine ou encore le retail.

Pendant 2 heures, des responsables de groupes comme Aldebaran, IBM, Renault-Nissan, et Microsoft ont mis en avant l’informatique cognitive. Ce concept revient à la simulation des mécanismes de la pensée humaine. Forcément, cela évoque pour beaucoup les robots vus dans les films capables d’émotions, que ce soit Wall-E ou Terminator (si, si parfois). Cependant, les applications économiques sont bien réelles et déjà en route.

L’informatique cognitive : une réalité

Patrice poiraud IBM informatique cognitive

Patrice Poiraud, Directeur du service Big Data et Analytics chez IBM a présenté les possibilités du superordinateur Watson. Grâce à une plateforme Cloud performante et ses algorithmes de Machine learning issus de nombreuses années de développement, Watson observe, interprète, évalue, et analyse. Il permet de prendre des décisions de tout ordre.

L’objectif n’est pas d’avoir une machine qui ne sert qu’aux entreprises ou à gérer des trillions d’octets, mais « d’aller au-delà du big data traditionnel ». Le service d’IBM est en test dans des hôpitaux comme le MD Anderson Cancer Center. Ce centre d’oncologie assiste les médecins spécialistes dans leur choix de traitement au quotidien.

Concrètement, cet outil s’adapte aux demandes des patients, qui souhaitent, par exemple, ne pas perdre trop vite leurs cheveux à cause de la trithérapie.

Certaines banques l’utilisent pour faire des conseils de placement pour des clients aux revenus moyens qui souhaiteraient faire des placements. Patrice Poiraud insiste sur le fait que son entreprise n’a pas créé un « magiciel ». L’homme fait partie du processus et reste « l’utilisateur final ».

Des interfaces évoluées au service de l’humain

lab postal pepper aldebaran

À cet égard, on comprend mieux le pourquoi du comment du partenariat entre IBM et Aldebaran, la filiale robotique du japonais SoftBank.  D’ailleurs, Nicolas Boudot était le second intervenant de la plénière du mardi après-midi du Lab Postal. Il est le responsable EMEA d’Aldebaran.

Il a évoqué de son côté l’interface entre l’homme et la machine via le robot. L’homme rappelle que c’est une réalité comme au Japon, où 20 000 robots de sa société ont déjà été vendus. L’entreprise souhaite d’ailleurs s’étendre en Europe et aux États-Unis et prévoit de commercialiser 50 000 unités en 2016.

Pour cela, les capacités du robot Pepper et Nao, les deux grands succès de la firme, ne sont pas forcément dernier cri. Ils proposent tous deux pourtant des fonctions de machine learning, pour s’adapter aux comportements des utilisateurs via des interfaces créées par des développeurs.

C’est le cœur d’activité de la société lyonnaise Hoomano. Elle crée des interfaces utilisateurs enrichies pour les robots d’Aldebaran à destination de Darty et de la SCNF, par exemple. La présentatrice sur le stand explique « avec Pepper, nous provoquons l’é change entre le personnel des magasins et les clients.  Elle attire les regards et amuse tout le monde ».

pepper recommandation

Ce phénomène est rendu possible grâce à la personnalité de l’humanoïde. Il se montre légèrement taquin et très mignon. Clairement, la programmation mise en place par Aldebaran favorise la communication. Nicolas Boudot met lui aussi en avant cette perspective Retail : la vente et le conseil à la clientèle.

Le robot enregistre les informations via la discussion et la carte de fidélité de son interlocuteur. Il analyse également ses émotions, via un capteur de reconnaissance faciale, pour déterminer quels produits il va proposer.

Bien sûr, il ne s’agit que des possibilités actuelles de ce type de machines. Demain, avec l’aide de l’informatique cognitive, elles pourront assister les personnes âgées, porter des charges lourdes, occuper le rôle de manutentionnaire, etc.

La voiture autonome a besoin de l’informatique cognitive

renault informatique cognitive

Si la robotique est un secteur évident pour l’application de l’informatique cognitive, la voiture autonome nécessite cette technologie. Elle doit intégrer des véhicules qui finalement se pilotent sans intervention de l’homme.

Cela nécessite une  intelligence artificielle puissante capable d’interagir avec des capteurs et caméras en tout genre répartis sur la carrosserie de la voiture.

Ce dispositif doit pouvoir assister le chauffeur dans un premier temps pour prendre sa place au fur et à mesure du développement de la voiture autonome.

Les enjeux sont nombreux : la sécurité des passagers, leur confort. Dans leur présentation, les deux responsables de Renault Nissan ont ainsi présenté des concept cars centrés sur les nouveaux usages de demain. Par exemple, Volskwagen a imaginé une voiture où l’on peut faire sa gym.

Pour la Poste, le transport de colis pourra se faire sans la présence d’un postier. Un véhicule de livraison présenté lors de cette conférence fait sa tournée en autonomie et dépose les articles commandés grâce à un bras articulé.

Cependant, cela lève de nombreux problèmes, notamment de sécurité. Les enfants pourront-ils voyager seuls ? Quelles procédures faut-il mettre en place en cas d’accident ? Comment protéger les systèmes des hackers ?

Une technologie soumise à l’opinion publique

opinion publique lab postal

De manière générale, l’acceptabilité de l’informatique cognitive interroge. À la fin du discours de Nicolas Boudot, un homme dans l’assistance demande « Demain, que fera l’homme ?« . Réponse de l’intéressé : « il s’attellera à des tâches à haute valeur ajoutée« .  Sur le principe, cette volonté est noble.

Cette rupture technologique relevait auparavant de la science-fiction. Aujourd’hui, elle intègre notre quotidien. Les intervenants du Lab Postal membres de grande entreprise montre bien ce dynamisme. À nous citoyens et représentants de la société de débattre du sujet publiquement. Cette conférence s’annonce comme le début d’une réflexion à plus large échelle.

 

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