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Les entreprises doivent prendre le virage de l’Internet of Things

Michael Chui explique dans une conférence les opportunités du Big Data pour le business des entreprises

Avec la multiplication des objets connectés, le potentiel économique de l’internet of things (IOT) est énorme. Mais pour en profiter, les entreprises doivent permettre le développement de ces objets intelligents en adaptant l’architecture de leurs systèmes informatiques.

Internet of Things, en français l’internet des objets, ce terme désigne « la mise en réseau d’objets physiques grâce à des systèmes embarqués de capteurs et autres matériaux capables de collecter et transmettre des informations depuis ces objets ». En d’autres termes, c’est un réseau de réseau qui permet par des systèmes d’identifications complexes de transmettre des données entre objets physiques et virtuels.

Le but est de créer un système informatique optimal pour que ces objets puissent interagir de manière autonome et surtout efficace. Certains matériaux interconnectés sont capables de produire une énorme quantité de données que les entreprises devront être capable de stocker puis d’analyser pour augmenter leurs bénéfices et l’expérience utilisateur de leur clientèle.

Selon un récent rapport qui tente de déterminer exactement comment l’internet of things peut créer de la valeur économique réelle, le McKinsey Global institute démontre que l’efficacité et les opportunités créées par le réseau de l’IOT aura un impact économique global de 4 trillions (4 000 milliards) à 11 trillions de dollars (11 000 milliards) par ans d’ici à 2025 et ce à travers de nombreux secteurs. Cette influence représenterait près de 11% de l’économie mondiale.

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Une transition qui ne va pas sans risques

Si les opportunités sont grandes, comme dans toutes les tendances émergentes, les incertitudes restent importantes pour les sociétés. Celles-ci auront à surmonter des obstacles techniques, organisationnels et légaux. Ce dernier point, sans doute le plus éloquent pour le grand public, constituera un obstacle dans les pays qui accordent le plus d’importance à la protection des données de leurs citoyens. Le système légal et réglementaire devra impérativement s’adapter pour protéger les informations personnelles de chaque utilisateur d’objets connectés.

Concrètement pour les entreprises, le tout sera de savoir comment accéder exactement aux opportunités offertes par l’IOT. De plus, la transition entre leur système informatique actuel et une architecture capable de profiter de l’IOT ne sera pas facile et peut s’avérer très onéreuse. De grosses dépenses en investissement pourront être nécessaires pour supporter les applications et matériaux liés à l’internet des objets.

Et même si un jour la transition numérique arrive à son terme, que le système informatique des sociétés arrive à maturité pour accueillir le système de l’IOT, les compagnies devront être capable de sécuriser et analyser efficacement la masse de données collectées auprès des différents appareils connectés.

Un impact positif dans de nombreux domaines

Dans son rapport, le McKinsey Global Institute répertorie les différents domaines dans lesquels l’IOT peut avoir un impact positif.

Concernant les villes par exemple, les informations récoltées grâce aux données de géolocalisation, les vidéos de surveillance et les capteurs installés sur les véhicules pourront à terme permettre de réguler le trafic et d’optimiser la circulation.

De même en terme d’agriculture où les données récoltées sur les outils agricoles pourront améliorer la productivité et le management.

Améliorer la sécurité des employés sur leurs lieux de travail en combinant les données recueillies par les différents systèmes de surveillance

« Les clients seront les plus gros bénéficiaires de l’IOT »

À noter que le cabinet de conseil a glissé dans son rapport différentes constatations. Il remarque par exemple que l’interopérabilité entre les différents systèmes de l’IOT sera primordiale à son bon fonctionnement. Ou encore qu’à l’heure actuelle la plupart des données de l’IOT ne sont pas utilisées. Par exemple, une plate-forme pétrolière dotée de 30 000 capteurs n’examine que 1% des données recueillie. Autre postulat, ce seront les clients qui seront les plus gros bénéficiaires. Par exemple, en 2025 la surveillance à distance pourrait créer près de 1,1 trillion de dollars par ans en améliorant la santé des patients de maladies chroniques.

Selon le McKinsey Global Institute, en incluant les smartphones et les ordinateurs, il y a actuellement 9 billions d’objets connectés à travers le monde. Ce chiffre va au minimum triplé après 10 ans. Malgré cela, si un grand nombre de sociétés sont conscientes des opportunités financières que le monde de la connectivité est en passe de rapporter, elles commencent à peine à adapter leurs systèmes informatiques à l’IOT.

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