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l’IoT, évolution ou révolution ?

AIG (American International Group), l’un des leaders mondiaux de l’assurance et des services financiers a souhaité répondre à cette question au travers d’un rapport et d’une infographie. L’internet des objets étant un concept plutôt maitrisé, voici les informations à retenir.

L’IoT fait partie d’une évolution puisque cela permet d’avoir de plus en plus d’objets connectés qui interagissent entre eux et qui proposent des solutions au quotidien pour améliorer les conditions de vie. Mais il s’agit également d’une révolution, et ce dans tous les domaines d’application. Quand on y pense, d’ici 2020 on prévoit 40 à 50 milliards d’objets sur terre soit l’équivalent de cinq appareils par personne. Un nombre impressionnant quand on sait que de nombreux pays n’ont pas accès à internet.

Pour ce qui est des capteurs, on estime que les appareils actuels en possèdent entre 6 et 9. En ce qui concerne le corps humain, les idées ne manquent pas non plus avec, pourquoi pas, celle d’un appareil qui une fois implantée pourrait prévenir d’une crise cardiaque. Il s’agit donc d’un monde en constante évolution qui propose des possibilités infinies en terme d’innovation.

infographie réalisée par AIG

Vers une économie grandissante ?

D’ici 2020, le potentiel économique global annuel, tous secteurs confondus, est estimé à 14,4 trillions de dollars, ce qui correspond au produit intérieur brut de l’Union européenne actuellement. Pour être plus précis, en cinq ans, toutes les industries seront impactées de manière directe par l’IoT. La demande étant trop importante du point de vue des consommateurs, toute compagnie souhaitant survivre devra faire la transition qui s’impose.
Que ce soit dans le monde de l’automobile, de l’immobilier, de l’énergie, de la santé ou encore des banques, l’IoT occupe déjà une grande place et profite à chacun suivant quatre particularités : la sécurité, l’efficacité, l’infrastructure, les prises de décisions en fonction des données.

Le secteur automobile

En 2010, 1,24 million de personnes sont mortes dans un accident de voiture dans le monde, selon l’OMS. Assistants à la conduite, détecteurs, caméras de recul, le progrès ne s’arrête pas pour réduire cette cause de mortalité. C’est en cela que des voitures automatisées, qui se conduisent seules, voient le jour petit à petit. On connaît déjà celle de Google, de Tesla, qui permettent une projection précise de ce que sera la voiture du futur, à savoir une voiture automatisée, sans chauffeur, sécurisée et non polluante. On mise donc sur la sécurité avant tout.

la voiture qui se conduit seule de google

Les banques

Dans la finance, on pouvait déjà parler d’IoT dès l’utilisation des distributeurs de billets. Aujourd’hui, on espère utiliser l’IoT pour connecter différents aspects de la vie d’un client. Par exemple, il deviendra alors possible de faire un lien entre la santé et le compte d’une personne afin de réajuster son « portefeuille ». Dans son rapport datant de l’an dernier, Accenture mettait en avant le fait que les conseillers bancaires vont pouvoir anticiper les besoins des clients pour les aider au mieux à atteindre leurs objectifs, tout en restant une personne de confiance.
Des solutions plus adaptées à chacun et des conseillers à l’écoute, une banque idyllique et surtout efficace.

Le transport maritime

Afin de pouvoir tracer leurs cargaisons, les compagnies marchandes étaient déjà équipées de capteurs et de traceurs. La technologie IoT a permis, quant à elle, de récolter et d’analyser des données grâce à ses capteurs et donc d’améliorer et de sécuriser les futurs voyages.

L’exemple ici donné, c’est celui de l’open source. Un logiciel open source va pouvoir être alimenter grâce aux données des bateaux qui communiquent sur les mouvements de l’eau et le trafic en temps réel. Une aubaine donc pour décider de la route à suivre en cas de mauvais temps. Là encore on ne manque pas de projets pour améliorer le transport des marchandises tout en prenant connaissance aléas de la mer. On mise alors sur la sécurité et la prise de décision grâce aux données.

L’immobilier

Il est inutile de rappeler toutes les innovations dans le domaine des « Smart Home » et qui favorisent les économies en terme de budget et de consommation. Le point à retenir ici, c’est la plus value que va apporter l’interaction de ces objets entre eux. Des volets qui se ferment automatiquement dès la tombée de la nuit, le chauffage qui s’allume dès que la température intérieure est trop basse, jusque là c’est un système qui semble au point.
Quand est-il lorsque les données récoltées sur la température et communiquées aux différents objets marquent le début d’une discussion entre eux ?  Le calendrier de son Smartphone, une fois relié avec son placard, lui indiquerait les rendez-vous prévus et serait donc en mesure de proposer un ensemble approprié à chacun.

maison intelligente

Recensé et prévenir des courts circuits, des fuites de gaz ou d’eau, tout en avertissant les professionnels du milieu afin d’éviter les problèmes lors de l’absence du propriétaire ou même pendant son sommeil, telles sont solutions imaginées dès à présent pour sécuriser les foyers. Des technologies qui sont aussi employées dans les entreprises et les usines.

Il y aura-t-il encore intérêt à avoir un agent immobilier ? Une multitude de projets sont en cours dans ce domaine. Il semblerait même que l’on réalise des tests à partir de la technologie iBeacons afin d’envoyer des notifications aux personnes qui passent près d’une maison en vente. Vidéo des anciens propriétaires, plans des différents étages, propositions de rénovations tout serait mis à disposition de ses personnes des futurs acheteurs pour les aider dans leur choix. La place de l’agent deviendrait-elle obsolète dans le futur ? Une question qui reste encore floue.

L’énergie

Le secteur énergétique a déjà récolté les fruits des technologies IoT. Chaque personne est en mesure de ses coûts et sa consommation grâce aux objets intelligents. C’est le cas également pour les entreprises, mais à un niveau bien plus élevé. Dans un immeuble par exemple, il est possible de récolter les données pour connaître les usages de chaque étage et donc de réduire le gaspillage de manière conséquente.

Selon Ericsson, le nombre d’appareils connectés qui sont supervisés par les compagnies qui fournissent de l’énergie devrait atteindre les 1,53 millions en 2020. Des appareils de plus en plus efficaces.

L’espace aéronautique

Les avions sont tous équipés de commandes de vols électriques, évolution de taille face aux commandes manuelles. De plus ils disposent du pilotage automatique. On peut donc considérer que, comme les voitures, ils se pilotent seuls.

Ainsi, les compagnies aéronautiques, avec l’émergence de l’IoT, améliorent la maintenance et la sécurité des avions. General Electrics par exemple, avec ces capteurs embarqués, analyse les données récoltées afin de diminuer les coûts de carburants, le temps de vol et booster l’efficacité des moteurs.

La santé

La santé est un domaine délicat pour les patients tout comme pour les professionnels. Grâce aux objets connectés, il est aujourd’hui possible de vérifier son rythme cardiaque, sa tension, de mesurer sa pression sanguine, des données précieuses pour le suivie d’un patient, qu’il soit en bonne santé ou non.
On parlerait même d’appareils implantés dans le corps et capables d’avertir d’une crise cardiaque et donc de diminuer les risques et les lésions qui en résultent. Des informations personnelles, propres à chaque patient, mais qui pourrait aussi amener à découvrir l’origine de certaines maladies et développer des traitements adaptés.

un medecin récoltant les données d'un patient grâce aux objets connectés

Les attentes sont grandes dans ce secteur donc puisque, dans les hôpitaux, les appareils connectés pourraient se charger de trier les données récoltées sur ces patients, diminuant les heures de « paperasse » du personnel hospitalier. Ils pourraient aussi indiquer les constantes d’un patient au chirurgien en charge de l’opération avant que celui-ci n’entre au bloc.

La production

L’International Labour Organization estime que 2,3 millions de personnes meurent chaque année à cause d’accidents au travail ou de maladies. Si l’on s’en tient à la Commission Européenne, il serait question de 4 millions d’employés victimes de graves accidents pendant qu’ils sont en fonction chaque année et de 4 000 personnes décédées dans des accidents du travail. Des nombres très élevés qui pourraient alors diminuer, surtout dans le domaine du bâtiment. Prenant comme exemple les technologies portables. En les équipant de capteurs, elles seraient alors en mesure de déterminer les situations où un employé est en danger, ou sur le point de faire une manœuvre peu sécurisée. Ces mêmes capteurs pourraient également alerter des substances toxiques présentes dans l’environnement. Il s’agirait alors d’une révolution répondant à bien des besoins dans ce secteur.

Pour ce qui est des produits, l’entreprise américaine Gartner, connue pour ses conseils et recherches dans le domaine des techniques avancées, estime que l’IoT va permettre aux directeurs de suivre toute la chaine logistique de leur entreprise, leur donnant ne meilleure vision de leur procéder. L’Internet des Objets promet donc de révolutionner la façon dont les entreprises sécurisent, conçoivent et maintiennent leur chaine logistique.

La nourriture

Aujourd’hui il est possible pour un consommateur de tracer un produit, mais les technologies s’avèrent plus utiles dans les entreprises, avec par exemple, des capteurs qui avertissent d’une éventuelle rupture de la chaine du froid lors d’un déplacement de marchandises. Dans l’agriculture, il s’agit de récolter des informations sur la terre ou encore sur les machines qu’ils utilisent pour avertir d’un dysfonctionnement. On espère d’ailleurs beaucoup de ces nouvelles technologies et de leur efficacité afin de trouver des solutions pour les pays en développement.

Les risques de l’IoT

Une fois de plus, inutile de revenir sur les termes d’intimité dans l’IoT, nous savons d’ores et déjà qu’il s’agit d’un milieu encore incertain, sujet aux cyberattaques et pas assez protégés par les opérateurs et les constructeurs. Il s’agit pourtant d’un aspect souvent mis en avant afin d’alerter des retombées que de tels problèmes pourraient occasionner.

sécurité dans l'iot

Le point sur lequel il serait bon d’ouvrir une parenthèse reste la fiabilité. Voitures automatisées, en cas d’accident qui est en faute ? Une machine est-elle capable de réfléchir comme un homme quand il est question de la sécurité d’autrui ? Des questions qui se posent aussi dans le domaine de la santé puisque si les données qui permettent de faire le pronostique d’un patient, sont fausses le médecin peut-il se retourner contre les machines ? Si le verrou intelligent ou l’alarme incendie ne répondent plus, peut-on se retourner contre les créations de l’homme ?

Cela donne néanmoins matière à réfléchir, quel que soit le secteur.

Les pays dans lesquels l’IoT est la plus présent

Google, Apple, ces géants sont bien américains et continuent de réaliser des produits tout aussi révolutionnaires les uns que les autres plaçant les Etats-Unis dans le peloton de tête. Niveau investissement, la encore ils ne cessent de progresser. IBM a d’ailleurs annoncé en mars dernier qu’il allait investir 3 milliards dans une nouvelle division dédiée à l’IoT. L’Europe se développe de plus en plus dans un même temps sur ce secteur. Sigfox, Nokia, Orange et bien d’autres compagnies s’impliquent. Qu’en est-il de l’Asie ?

L’étude sur « la Chine leader du marché de l’IoT et du M2M » disponible sur notre site, pourra satisfaire les plus curieux sur cette question.

Alors évolution ou révolution ?

Pour AIG, il n’est pas exagéré de dire que l’IoT va amener à une nouvelle ère économique dans le monde entier. Cette économie devrait d’ailleurs révolutionner la façon dont les entreprises produisent, fonctionnent et agissent. Un changement qui s’opère bien plus vite que toutes autres révolutions industrielles.

L’IoT va également présenter des challenges significatifs dans tous les secteurs et pour toutes les industries. Pendant qu’il résout les problèmes rencontrés pendant des années voir des siècles par ses entreprises, il va créer de nouveaux dilemmes qui relèvent à la fois de procédures et d’éthique. Certains sont très concernés par les problèmes de sécurité et de fiabilité occasionnés par toutes ses nouvelles technologies. Une complication importante pour les entreprises qui, conscientes que pour survivre il faut l’adopter, ne savent pas comment diminuer les risques que cela représente.

Alors évolution ou révolution, la réponse ne paraît pas évidente dans ce papier, il semble pourtant qu’elle résulte en une seule question : êtes-vous prêt à prendre le risque ?

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