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[Startup Tour] O.Zen, le premier jeu qui se base sur votre respiration pour vous détendre

Vous n’avez plus le temps pour rien, pas même pour vous détendre ? Qu’à cela ne tienne, Ubisoft a lancé O.Zen, votre petit monde intérieur à glisser dans votre poche.

Quand un geek lit un livre qui lui inspire un jeu. L’équation est banale et elle a pourtant un résultat des plus saisissants. « Après avoir lu Guérir, qui traite de la cohérence cardiaque, j’ai cherché à ramifier quelque chose du domaine médical », explique Sébastien Kochman, le directeur créatif d’O.Zen. Résultat : il a imaginé un jeu qui se claque sur la respiration de l’utilisateur pour qu’il se détende.

[author title= »Sebastien Kochman » image= »https://www.objetconnecte.com/wp-content/uploads/2015/09/Capture-d’écran-2015-09-29-à-20.40.25.png »]Le directeur créatif d’O.Zen est un autodidacte, il ne n’est pas orienté vers des études supérieures. Ca fait maintenant dix ans que Sébastien Kochman, « enfant de l’Internet » comme il se définit, crée des jeux pour Ubisoft. Vieux gamer toujours selon ses termes, il a commencé à jouer aux jeux vidéo en 1980 avant de se tourner vers l’informatique.[/author]

[author title= »Georges-Emmanuel Yacoub » image= »https://www.objetconnecte.com/wp-content/uploads/2015/09/Capture-d’écran-2015-09-29-à-20-compressed.jpg »]Diplômé de deux masters, dont un d’une école de commerce, il a ensuite fait de nombreux stages dans le domaine de l’innovation. Le dernier en date concernait justement O.Zen, un projet pour lequel il a tout de suite accroché. Il est maintenant chef de produit chez Ubisoft.[/author]

Un monde parfait sur le bout des doigts

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L’expérience n’est pas compliquée : l’utilisateur revêt un capteur au bout d’un doigt pour interagir dans le jeu sur son iPhone ou son iPad. Et rien n’a été laissé au hasard car ce sont des designers connus qui ont conçu ce « simple » capteur.

A noter cependant : pour l’instant, le produit est uniquement filaire. Ce qui permet de ne pas recharger sans cesse son smartphone ou sa tablette, tout en donnant plus de puissance au jeu. Il n’est également accessible que sur un appareil fonctionnant sous iOs.

Mais, si l’usager joue sur son iPhone ou son iPad, l’expérience sera différente. « Les gens utilisent généralement leur iPad quand ils ont le temps, qu’ils sont posés. L’iPhone, lui, peut être dégainé pour un court temps, avant une réunion ou dans l’ascenseur par exemple », explique Sébastien Kochman.

S’adapter au marché de l’IoT

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Sébastien Kochman et Georges-Emmanuel Yacoub sont unanimes : O.Zen a été une grosse production, qui a nécessité plusieurs années de recherche et développement.

« Entre le moment où j’ai imaginé le projet et celui où on a œuvré à sa création, le marché des objets connectés a évolué », se remémore Sébastien Kochman.

Le capteur sera bientôt en vente dans les rayons objets connectés des grandes surfaces (Fnac, Amazon, Uplay, Boulanger, etc.) et l’usager n’aura plus qu’à télécharger l’application – gratuite – sur l’App store. Normalement, la commercialisation d’O.Zen devrait commencer le 15 octobre 2015, peu avant les fêtes de Noël. Le capteur sera disponible en magasin au prix de 99 euros.

Une overdose de data

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Selon les deux jeunes entrepreneurs, l’Internet des objets est saturé par la data et le tracking. « Beaucoup d’objets vont proposer de mesurer si on dort assez ou non, mais très peu vont offrir des solutions concrètes », explique Sébastien Kochman. C’est là qu’O.Zen tire son épingle du jeu, en donnant une solution. « On propose un univers à l’utilisateur, une vraie pause pour se détendre, pour respirer », poursuit-il.

Tous deux définissent O.Zen comme une vraie expérience, l’accès à un monde virtuel que chacun peut s’approprier. Leur offre est donc bien différente de ce que propose la plupart des entrepreneurs des objets connectés, qu’ils ne voient pas comme des concurrents. « Nous sommes complémentaires », avance Georges-Emmanuel Yacoub.

« Les utilisateurs pourront toujours garder leur bracelet connecté et jouer avec O.Zen »

Un jeu basé sur la respiration

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Le capteur à placer au bout du doigt analyse le rythme cardiaque, ce qui va permettre de contrôler le jeu et de créer son propre monde intérieur.

« En général, les gens sont bluffés parce qu’ils ont vraiment l’impression que le jeu a été créée pour eux »

Il faut dire que le capteur est très précis et calcule, au millième de seconde, le temps qui sépare deux battements de cœur.

Pour arriver à ce résultat, aussi bien au niveau technologique que graphique, l’équipe d’O.Zen s’est entourée de spécialistes en bio feed-back, de scientifiques, d’artistes connus, etc. Des tests menés sur trois mois auraient d’ailleurs prouvé le bien que ce jeu peut prodiguer aux utilisateurs. En effet, le taux de stress des utilisateurs aurait baissé de 60%.

« C’est pour moi, en tant que game-designer, un bonheur immense »

L’équipe d’O.Zen est aussi pleine de mystères. Si on n’aura pas plus de détails sur les mondes que l’on peut construire avec ce jeu, plein de questions restent aussi sans réponse quant au nom du produit. « O pour le bruit que fait une inspiration » selon Sébastien Kochman, « O pour oxygène » d’après Georges-Emmanuel Yacoub et, pour la signification globale, c’est secret absolu.

5 questions à O.Zen

quelle cle de votre succes

L’amour. Plus sérieusement, on apporte quelque chose de nouveau, qui attise la curiosité. O.Zen est loufoque, amusant et on s’attache à l’expérience. Certains utilisateurs ressentent même un manque, quand il quitte le jeu.

quel est obstacle majeur que vous ayiez eu a surmonter

Nous sommes tous différents. Que ce soit au niveau de la morphologie, de la couleur de peau ou du rythme cardiaque. Il a pourtant fallu imaginer un jeu qui fonctionne pour tout le monde. On a donc décidé de le baser sur la respiration, pour qu’il satisfasse tous les profils.

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Arrêtez avec la data ! C’est certes intéressant, mais ça commence à avoir une image gadget. Il y a de nouveaux moyens pour lier la data et l’expérience. Les gens sont de plus en plus nombreux à le demander. Il ne faut pas voir l’Internet des objets uniquement à travers le prisme de statistiques, il faut aussi y mettre de l’humanité. Nous ne sommes pas des machines, on a aussi besoin de contact et de chaleur.

Quel est l etape cle a franchir

Quand on a vu que ça faisait du bien aux gens. Nous avons élaboré différents prototypes que les gens venaient tester en jouant. A partir du moment où ils ont demandé de revenir pour jouer à nouveau, on a compris qu’on tenait le bon bout.

Comment financer son lancement

Nous avons fonctionné sur les fonds d’Ubisoft.

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