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Les patients ont besoin de leur dose de digital

dossier médical en ligne

Les patients veulent devenir peu à peu leur propre médecin. Et ce n’est sans doute pas Wikipédia ou Doctissimo les responsables mais l’IoT. Récemment, le cabinet Accenture a publié une étude sur le comportement des patients à l’égard de leur dossier médical en ligne. L’accès à ses données médicales par le biais des objets connectés pourrait bien renverser le rapport de confiance entre patients et médecins. 

Fini le temps où vous attendiez de voir le spécialiste pour faire le bilan. Aujourd’hui, être informé sur son dossier médical est possible grâce au dossier médical partagé (DMP). Après avoir interrogé plus de 7000 consommateurs d-e-santé dans 7 pays dont une grosse majorité aux Etats-Unis, entre novembre 2015 et janvier 2016, le cabinet Accenture vient de publier son rapport. 77% des personnes interrogées veulent en savoir tout autant que les médecins sur leur état physique. Une donnée qui pourrait poser problème à long terme pour les professionnels médicaux.

Les patients au coeur de leur santé avec le dossier médical en ligne

33% des sondés a déclaré utiliser une application de santé en 2016 et deux fois plus de répondants qu’en 2014 ont répondu qu’ils utilisaient des objets connectés de santé (21% en 2016 contre 9% en 2014), dont les applications de fitness, de nutrition et celles permettant de décrypter les symptômes.

pcloud

S’ils étaient 27% à user d’un dossier médical électronique en 2014, cette année, ils sont 45%. Comparé à il y a deux ans, les consommateurs veulent être beaucoup plus informés sur leurs données médicales, que ce soit les résultats sanguins (48% contre 24% en 2014) ou l’historique des prescriptions médicales (44% contre 23%).

dossier médical en ligne

De plus en plus concernés par leur santé avec l’avènement des wearables, des diagnostics à distance et de la télémédecine, ils sont maintenant 86% à vouloir ajouter eux-mêmes des informations de nature démographique, 87% à vouloir enregistrer de nouveaux symptômes et 89% qui désirent enrichir l’historique médical de leur famille.

Néanmoins, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Bien évidemment, cette inquiétude se retrouve majoritairement chez les seniors, comme on peut le voir dans le figure ci-dessous :

dossier médical en ligne

 

C’est d’ailleurs en partie grâce à eux que le marché de l’e-santé a atteint 1,4 milliard de dollars au premier trimestre 2016.

Un lien renforcé avec les médecins ?

85% des docteurs interrogés perçoivent le wearable comme une bonne façon pour les patients de s’occuper de leur santé. Les médecins se réjouissent que l’IoT permette aux patients de se préoccuper d’eux. Sachant que cela permet de diminuer les coûts : 80% d’entre eux reconnaissent l’aspect pratique des entretiens virtuels. Un gain de temps pour 29% des patients qui ont déclaré préférer les rendez-vous à distance. Le digital permet de connecter patient et médecin et offre une meilleure communication. Selon une étude de TNS Sofres réalisée en 2012, en partenariat avec Doctissimo, 58%des français pensent que l’usage des applications de santé rend la relation plus positive et 50% trouvent qu’il la renforce.

On remarque tout de même une volonté d’autonomie des patients dans la gestion de leur dossier médical : deux-tiers seulement des répondants estiment que leur dossier devrait être accessible à leur médecin traitant. Et les plus hypocondriaques (1/3) désirent voir leur dossier partagé avec les services d’urgences médicales. Néanmoins, la course vers l’autogestion médicale est encore loin d’aboutir : 3/4 des consommateurs ont fait savoir qu’ils suivaient les conseils de leur médecin traitant pour user des moniteurs cardiaques.

dossier médical en ligne

 

Quant au dossier médical en ligne, ce dernier fait objet de dissension. Alors que 92% des sondés souhaitent posséder l’accès intégral à leur dossier médical en ligne, seulement 18% des docteurs sont de cet avis. 49% des patients sont persuadés d’avoir accès à l’intégralité de leur dossier.

dossier médical en ligne

Néanmoins, ça ne veut pas dire pour autant que les patients vont prendre en charge leur santé. 41% le font uniquement pour se tenir informés et ils sont seulement 6% à user de cet outil pour prendre des décisions.

 

 

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