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Projet Soli : le contrôle gestuel d’objets de Google progresse

La FCC a autorisé l’utilisation de bandes de fréquences déterminantes pour le Projet Soli. Google va pouvoir poursuivre les recherches consacrées à sa technologie de contrôle d’objets à distance par les gestes.

La voix ne leur suffisait pas. Depuis plus de quatre ans, des ingénieurs de Google s’attellent au développement d’une technologie de contrôle d’objet à distance par des gestes. Pour la première fois présentée en 2015, le projet Soli avait une brève apparition au Google I/O de 2016. Depuis, la division Advanced Technology and Projects s’était montrée discrète à ce sujet.

Finalement le projet Soli refait surface. La Federal Communications Commission a délivré une autorisation d’utilisation des fréquences nécessaires à son fonctionnement.

Projet Soli : contrôler les objets à distance par les gestes

Pour rappel, cette technologie de contrôle à distance est contenue dans une puce. Celle-ci intègre un système radar qui va détecter, puis interpréter les gestes de la main. Sur plusieurs vidéos de démonstration, les ingénieurs prouvent que l’on peut par exemple faire défiler une page web en frottant deux doigts. Pour cliquer, il suffit de presser l’index et le pouce. Rien de plus simple.

Si le principe n’est pas nouveau (le casque HoloLens en est la preuve), Google entend apporter un niveau de précision inégalée à cette interface gestuelle grâce des algorithmes de machine learning avancés.

Sauf que le projet Soli demande d’exploiter des bandes de fréquences élevées, entre 57 GHz et 64 GHz. Google avait donc besoin de l’autorisation de la FCC. En effet, ces fréquences sont utilisées dans le cadre des communications satellites. Selon Reuters, Facebook avait émis des doutes quant aux possibles interférences avec d’autres objets connectés déjà commercialisés.

Le conflit technologique avec Facebook se termine bien

La société de Mark Zuckerberg s’inquiétait plus spécifiquement pour son projet Terragraph, permettant d’apporter un meilleur réseau en ville. Les ingénieurs de la firme de Mountain View ont du s’assurer que le projet Soli n’interfère pas avec les communications longue distance. Pour cela, Facebook et Google ont joint leurs efforts pour trouver un terrain d’entente sur la puissance d’émission. Le projet Soli pourra donc continuer à évoluer.

Reste la question des effets des ondes sur le corps humain. Pas de souci pour la FCC qui se veut rassurante à ce sujet. Dès l’introduction de son document, l’autorité de régulation précise “qu’il y a peu de risque” que les capteurs du projet Soli impactent la santé des utilisateurs.

Cependant, cette autorisation de la FCC n’indique en rien la commercialisation prochaine d’un produit intégrant le projet Soli. Il faudra la tester dans de nombreux cas d’usage afin de prouver son efficacité. Google veut notamment l’installer dans des smartphones, des montres connectées, des ordinateurs ou encore des véhicules.

Pour l’instant, les avis des autorités sont favorables au projet. Les capteurs en question peuvent même embarquer dans les avions, en accord avec les règles de la FAA (Federal Aviation Administration).

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