Gratuit, open source et développé par Raspberry Pi Ltd, Raspberry Pi Imager est l’outil officiel pour flasher un système sur carte SD, clé USB ou SSD. Sa version 2 a tout remis à plat fin 2025. Et la mise à jour 2.0.12 d’octobre 2026 répare enfin le Wi-Fi WPA3.
Graver une image disque à la main avec la commande dd ? Une excellente façon d’effacer son disque dur principal par mégarde. Pi Imager évite ce genre de sueurs froides. Il télécharge le système choisi, l’écrit sur le support, puis vérifie que chaque octet est à sa place. Depuis la version 2.0, l’ancienne fenêtre à trois boutons a cédé la place à un assistant pas à pas. Wi-Fi, compte utilisateur, SSH et Raspberry Pi Connect se règlent avant même le premier démarrage. La carte sort du lecteur prête à l’emploi, et c’est tout ce qu’on lui demande.
En bref
- Pi Imager est gratuit, open source et disponible sur Windows, macOS et Linux.
- La version 2.0.12, sortie le 8 octobre 2026, est la plus récente.
- Un assistant guide le choix du modèle, du système et du support.
- Wi-Fi, SSH et Raspberry Pi Connect se configurent avant le premier démarrage.
Raspberry Pi Imager, le flasheur officiel de la fondation
Raspberry Pi Imager a vu le jour en mars 2020, à l’initiative de la fondation Raspberry Pi. C’est Raspberry Pi Ltd, sa branche commerciale, qui assure aujourd’hui son développement. Le programme est publié sous licence Apache 2.0, et chaque ligne de son code source est consultable sur GitHub.
Son rôle se résume en une phrase. Il télécharge un système d’exploitation, puis l’écrit sur le support qui servira à démarrer un Raspberry Pi. Aucun abonnement, pas de publicité.
Un outil qui télécharge, écrit et vérifie
Sur le papier, Pi Imager est un graveur d’images disque. En pratique, il prend en charge les cartes microSD, les clés USB et les SSD externes. Il fonctionne sous Microsoft Windows, macOS ainsi que les distributions Linux habituelles, Raspberry Pi OS compris.
Le catalogue officiel couvre l’essentiel. Mais rien n’empêche d’écrire une image téléchargée ailleurs, via l’option « Use custom ». Pas besoin de posséder un Raspberry Pi pour s’en servir, d’ailleurs. L’outil flashe tout aussi bien une image Linux destinée à un PC.
Une fois l’écriture terminée, l’application relit le support et compare sa somme de contrôle à celle de l’image d’origine. Une carte défaillante se trahit donc immédiatement. Côté sécurité, les disques système sont exclus par défaut de la liste des cibles, ce qui rassure administrateurs système et professeurs.
Pi Imager 2 remplace les menus cachés par un assistant pas à pas
Les habitués se souviennent du raccourci Ctrl + Shift + X (ou Cmd + Shift + X sur Mac) qui ouvrait les options avancées. Cette époque est révolue. Depuis Pi Imager 2.0, chaque étape occupe toute la fenêtre et explique ses réglages en clair.
Le parcours suit cinq étapes : modèle de carte, système, support de stockage, personnalisation et écriture. La personnalisation règle le nom d’hôte, le fuseau horaire, le compte utilisateur, les codes Wi-Fi et l’accès SSH. Un vrai gain de temps pour un déploiement rapide sur plusieurs cartes.
L’accessibilité a aussi fait un bond. Chaque contrôle est lisible par les lecteurs d’écran, et tout se pilote au clavier. La nouvelle palette rouge framboise, très aérée, s’adapte parfaitement aux écrans haute définition.
Fiche technique de Pi Imager
- Développeur : Raspberry Pi Ltd (projet lancé par la fondation Raspberry Pi).
- Type de code : logiciel libre et open source (licence Apache 2.0).
- Modèle économique : entièrement gratuit, sans publicité.
- Version actuelle : 2.0.12, publiée le 8 octobre 2026.
- Systèmes compatibles : Windows, macOS, Linux (AppImage et paquets .deb) et Raspberry Pi OS.
- Utilisation : téléchargement et flashage de systèmes d’exploitation sur cartes microSD, clés USB ou SSD.
- Destinataires : débutants, makers, enseignants et administrateurs système.
- Atouts : assistant pas à pas, préconfiguration (Wi-Fi, SSH, Raspberry Pi Connect), vérification d’intégrité et version en ligne de commande.
- Taille : léger (environ 21 Mo pour l’installateur Windows, 34 Mo pour l’AppImage Linux).
Les systèmes d’exploitation installables avec Pi Imager
En tête de liste trône Raspberry Pi OS, le système maison. Depuis octobre 2025, il repose sur Debian 13 « Trixie », en éditions 64 bits et 32 bits, avec ou sans bureau. Les vieux Pi 1 et Zero ne sont donc pas laissés sur le carreau.
Autour de lui gravitent d’autres distributions basées sur le noyau Linux, comme Ubuntu. Le catalogue range aussi des systèmes pour la domotique moderne, Home Assistant OS en tête, ainsi que des émulateurs de jeux rétro. Les amateurs de centres multimédias y trouvent LibreELEC, et des utilitaires de diagnostic complètent l’ensemble.
Les images sont hébergées sur les serveurs de Raspberry Pi et téléchargées à la volée. Inutile en revanche d’y chercher Windows IoT, que certains ingénieurs utilisent pour des projets industriels. Le catalogue officiel se concentre sur les architectures ARM des cartes Raspberry Pi.
Installer un système avec Raspberry Pi Imager en cinq étapes
Tout commence par le support. Insérez la carte microSD ou la clé USB dans votre ordinateur, puis lancez Pi Imager. La première étape consiste à désigner le modèle exact de la carte cible, du Pi Zero au Raspberry Pi 5.
L’assistant filtre alors la liste des systèmes d’exploitation compatibles. Deuxième étape, choisir le vôtre. Troisième étape, sélectionner le stockage externe, que le logiciel reconnaît aussitôt.
Un SSD branché en USB fonctionne aussi, ce qui simplifie l’installation d’un SSD NVMe sur un Raspberry Pi 5. Les disques système n’apparaissent pas dans la liste. Le risque d’effacer le mauvais disque devient donc quasi nul.
Quatrième étape, la personnalisation. Nom d’hôte, compte, Wi-Fi, SSH et Raspberry Pi Connect se règlent ici, pour peu que le système choisi l’accepte.
Cinquième et dernière étape, l’écriture. Pi Imager efface les anciennes données, prépare les partitions et place les fichiers système dans les secteurs de boot. Une barre de progression suit l’opération en temps réel, avant une lecture de contrôle systématique.
Un message clair annonce la fin du travail. Vous retirez alors le périphérique amovible en toute sécurité. En cas d’échec, le journal du logiciel garde une trace des erreurs éventuelles pour comprendre ce qui a coincé.
Combien de temps faut-il prévoir ? Tout dépend du lecteur, de la carte et de la connexion. Pi Imager exploite au mieux la bande passante, mais un vieux lecteur USB 2.0 bridera toujours l’ensemble.
Pi Imager 2, la refonte la plus profonde depuis la version 1.9
Sortie en septembre 2024, Raspberry Pi Imager 1.9.0 s’était contentée de rafraîchir l’interface. Rien de comparable avec Pi Imager 2.0, publié le 24 novembre 2025. Raspberry Pi y voit le chantier le plus ambitieux depuis la naissance de l’outil, cinq ans plus tôt.
Trois nouveautés sautent aux yeux. La première, c’est l’assistant pas à pas décrit plus haut. La deuxième, Raspberry Pi Connect se configure pendant le flash, et le Pi s’inscrit tout seul sur votre compte au premier démarrage. La troisième est un paquet en ligne de commande, pensé pour les scripts.
Les versions suivantes ont peaufiné le moteur. Le logiciel accepte les images personnalisées via un explorateur classique, où l’on peut coller un chemin complet depuis la 2.0.7. Les interruptions de flux pendant les transferts sont aussi mieux gérées.
Des écritures plus rapides et mieux surveillées
Pi Imager écrit pendant qu’il télécharge, sans stocker l’image entière au préalable. Depuis la version 2.0.3 de décembre 2025, il détecte aussi les goulets d’étranglement en temps réel. Il indique alors si la lenteur vient du réseau, de la décompression ou du support.
Sous Linux, la 2.0.12 adopte des écritures séquentielles via io_uring, mieux adaptées au bus USB. La vitesse dépend toujours de la qualité du lecteur, mais l’écriture gagne en précision et en fiabilité. Pour aller plus loin, lisez notre guide Comment créer une clé USB bootable ?
Pi Imager 2.0.12, la mise à jour d’octobre 2026 qui fiabilise vos flashs
Publiée le 8 octobre 2026, la version 2.0.12 est la plus copieuse depuis la migration vers Qt 6. Plus de 200 commits, environ 35 demandes de fusion. Le mot d’ordre ? La fiabilité.
| Correctif | Ce que ça change pour vous |
|---|---|
| Téléchargements tronqués refusés | Une image .img.xz incomplète n’est plus écrite à moitié puis déclarée réussie. |
| Wi-Fi WPA3 réparé | Pi Imager enregistre le vrai mot de passe, et non une clé dérivée incompatible avec WPA3. |
| Mots de passe atypiques | Un antislash ou une espace en début de mot de passe ne bloque plus la connexion. |
| Privilèges root durcis | Les opérations lancées avec sudo sont mieux cloisonnées. |
| Garde-fou eMMC | L’outil vérifie l’identité de l’appareil avant d’écrire sur sa mémoire interne. |
| Écritures io_uring (Linux) | Des écritures séquentielles plus efficaces sur les supports USB. |
Le correctif Wi-Fi mérite qu’on s’y arrête. Avec une version antérieure, un Pi configuré pour un réseau WPA3 pouvait retomber en WPA2, voire ne jamais se connecter. Refaites la personnalisation avec la 2.0.12, ou ressaisissez le mot de passe sur le Pi via nmcli.
Vous lancez Pi Imager avec sudo sur une machine partagée ? Les correctifs de sécurité justifient à eux seuls la mise à jour.
Flasher sans ordinateur avec l’installation réseau et la ligne de commande
Pas de PC sous la main ? Sur un Raspberry Pi 5 ou un Pi 500, une version embarquée de Pi Imager loge directement dans le bootloader. Le Pi 4 en profite aussi avec un bootloader à jour. Un câble Ethernet et une carte vierge suffisent.
- Reliez le Pi à votre box en Ethernet et insérez une carte microSD vierge.
- Maintenez la touche Maj enfoncée au démarrage pour lancer l’installation réseau.
- Laissez le bootloader télécharger la version embarquée de Pi Imager.
- Choisissez le système et le support, puis lancez l’écriture comme sur un PC.
La 2.0.12 a particulièrement soigné ce mode. L’installateur attend une vraie adresse IP avant de récupérer la liste des systèmes. Il remet aussi l’horloge à l’heure, ce qui évite les erreurs de certificats HTTPS sur un Pi sans pile RTC.
Sans navigateur, la connexion à Raspberry Pi Connect passe par un QR code et un code court. Les clés SSH, elles, s’importent depuis un simple nom d’utilisateur GitHub.
Côté administrateurs, le paquet rpi-imager-cli pilote le flash depuis un terminal. Idéal pour préparer une salle de classe entière.
Les entreprises ne sont pas oubliées. Depuis la version 2.0.10 de juin 2026, Pi Imager enrôle les appareils dans Raspberry Pi Connect for Organisations. Il reprovisionne aussi le secure boot du Compute Module 5.
Télécharger Raspberry Pi Imager sur Windows, macOS et Linux
Téléchargement initial. Rendez-vous sur la page officielle raspberrypi.com/software pour récupérer l’installateur adapté à votre ordinateur. Le logiciel a quitté l’ancien domaine raspberrypi.org. Le fichier est très léger, et aucun redémarrage n’est nécessaire avant la première utilisation.
Installation par plateforme. Sous Windows, l’assistant demande les droits d’administrateur pour accéder à vos ports USB. Sur macOS, glissez l’icône dans le dossier Applications, ou tapez brew install --cask raspberry-pi-imager dans un terminal.
Sous Linux, une AppImage universelle tourne sur n’importe quelle distribution, sans logiciels publicitaires. Sur Ubuntu, installez d’abord le paquet libfuse2t64. Les utilisateurs de Raspberry Pi OS passent, eux, par le gestionnaire de paquets.
Premier lancement. Le programme se connecte à internet pour actualiser sa liste de systèmes d’exploitation. Une connexion est donc indispensable, sauf pour écrire une image déjà présente sur votre disque.
Valider l’écriture sans effacer le mauvais disque
Validation de l’écriture. Avant le lancement du processus, un message de confirmation bien visible vous protège contre l’effacement accidentel de vos données. Il rappelle que tout le contenu du support va disparaître. Dernière chance de vérifier qu’il ne s’agit pas de votre disque de sauvegarde !
Le logiciel s’occupe ensuite de tout, du téléchargement à la vérification finale. Comptez quelques minutes, selon la carte et la connexion. Votre support est alors prêt et peut être retiré de votre ordinateur en toute sécurité.
FAQ sur Raspberry Pi Imager
Quelle est la dernière version de Raspberry Pi Imager ?
La dernière version est Raspberry Pi Imager 2.0.12, publiée le 8 octobre 2026. Elle refuse les téléchargements incomplets et corrige la configuration Wi-Fi WPA3. Elle est disponible pour Windows, macOS, Linux et Raspberry Pi OS.
Raspberry Pi Imager est-il gratuit ?
Oui, Raspberry Pi Imager est entièrement gratuit. Raspberry Pi Ltd le distribue sous licence libre Apache 2.0. Il ne demande ni compte ni abonnement, et n’affiche aucune publicité.
Peut-on utiliser Imager sur macOS ?
Oui. L’outil fonctionne parfaitement sur les ordinateurs Apple, via un fichier dédié sur le site officiel ou via Homebrew. L’assistant est identique à celui de Windows et de Linux.
Quels formats de carte SD sont pris en charge ?
Le format d’origine de la carte importe peu. Pi Imager écrit une image brute qui remplace l’ancien système de fichiers, FAT32 comme exFAT. Pour rendre une carte réutilisable, l’option « Erase » la reformate en FAT32.
La version actuelle fonctionne-t-elle avec les anciens modèles ?
Oui. Pi Imager prend en charge tous les modèles depuis le premier Raspberry Pi de 2012, Pi Zero compris. Pour ces cartes anciennes, choisissez l’édition 32 bits de Raspberry Pi OS, maintenue sous Debian 13.
Peut-on créer une image personnalisée avec Imager ?
Pi Imager écrit votre propre image, mais ne la fabrique pas. Choisissez « Use custom » en bas de la liste des systèmes, puis sélectionnez votre fichier .img ou son archive compressée. Le processus d’écriture ne change pas.
Quelle est la taille minimale recommandée pour une carte SD ?
Raspberry Pi recommande au moins 32 Go pour Raspberry Pi OS avec bureau et 16 Go pour la version Lite. Une carte de classe A2 accélère nettement le système. Le logiciel prévient l’utilisateur en cas de manque de place.
Est-il possible d’activer le SSH à l’avance ?
Oui. L’étape de personnalisation active SSH dès la préparation de la carte, avec un mot de passe ou une clé publique. Le Pi accepte ainsi une connexion à distance dès son premier démarrage. En installation réseau, la 2.0.12 importe même vos clés depuis GitHub.
Peut-on utiliser ce logiciel pour une simple clé USB ?
Oui. L’outil traite les clés USB et les SSD externes comme des cartes SD. Le Raspberry Pi 4 et le Pi 5 démarrent directement sur USB, tandis que certains modèles plus anciens exigent un réglage du bootloader.
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