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[Startup Tour] Faites pousser vos fruits et légumes dans votre appartement sans aucun effort grâce à Risebox

Risebox startup de la semaine
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Faire pousser une partie de votre nourriture chez vous, en plein centre de Paris, vous paraît irréalisable ? Plus maintenant, grâce à la RiseBox de Nicolas Nardone et d’Adrien Thery.

Et en prime, votre production sera Bio. Les deux fondateurs ont tout d’abord découvert l’aquaponie, une forme d’agriculture en symbiose avec des poissons qui remonte à l’antiquité et répandue de nos jours aux Etats-Unis et en Australie. « On a décidé de l’adapter au mode de vie urbain ». Aujourd’hui, c’est un pari gagné.

[author title= »Nicolas Nardone, co-fondateur de Risebox » image= »https://www.objetconnecte.com/wp-content/uploads/2015/10/Capture-d’écran-2015-10-25-à-11.00.54.png »]Ingénieur, il est diplômé de Polytech Montpellier (promotion 2000), après avoir obtenu un DUT en informatique de gestion, délivré par l’université de Montpellier. Il a commencé sa vie professionnelle en tant qu’ingénieur puis manager pour France Loisirs. Il s’est ensuite occupé du développement technique de Tera-Libris avant de se diriger vers l’entreprenariat, d’abord chez ContentBird puis avec Risebox.[/author]

[author title= »Adrien Thery, co-fondateur de Risebox » image= »https://www.objetconnecte.com/wp-content/uploads/2015/10/Capture-d’écran-2015-10-25-à-11.01.03.png »]Après un Deug en mathématique et physique, il a obtenu une licence en chimie, délivrés par l’université Pierre et Marie Curie de Paris. Il a ensuite fait deux ans d’alternance en tant que développeur d’applications. Avant de rencontrer Nicolas Nardone, il a travaillé pour BDDP et Tequila interactive, Ogilvy interactive, puis a dirigé Oxalide. Il s’est ensuite occupé du développement technologique de BBDO puis Fullsix, avant d’arriver chez Tera-Libiris. Enfin, il a cofondé Risebox.[/author]

Adrien Thery et Nicolas Nardone devant une Risebox
Adrien Thery et Nicolas Nardone devant une Risebox

Nicolas Nardone et Adrien Thery se sont rencontrés pendant leur activité professionnelle, il y a 7-8 ans. Ca fait maintenant 5 ans qu’ils travaillent en équipe, sur les mêmes projets.

« Nous sommes partis ensemble et nous avons lancé la startup ensemble »

« Le système agricole n’est plus adapté à une population »

Un radis qui a poussé dans la Risebox
Un radis qui a poussé dans la Risebox

Et à la veille de la Cop 21, les deux entrepreneurs sont dans un timing parfait pour sortir la Risebox. « Ce n’était pas voulu, on a toujours voulu faire quelque chose en rapport avec l’agriculture, en réfléchissant à son impact écologique », arguent-ils.

Nicolas Nardone et Adrien Thery sont effectivement partis d’un constat: le système agricole est cassé et n’est pas adapté à la population urbaine.

« Les effets environnementaux sont catastrophiques, le système est opaque et la qualité n’est pas toujours au rendez-vous »

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Fonctionnement Risebox

C’est cette envie de changement, cette volonté de proposer un modèle radicalement différent, qui a baptisé le projet ainsi. « Littéralement, Risebox, c’est la boîte qui pousse. Il faut le concevoir comme un nouveau modèle agricole, dans lequel chacun peut être producteur », précisent Nicolas Nardone et Adrien Thery.

De l’agriculture connectée

A l'intérieur de la Risebox
A l’intérieur de la Risebox

Pour eux, l’agriculture, ce n’est plus forcément synonyme de dur labeur et de grandes terres à cultiver. On peut aussi cultiver ses fruits et légumes sans changer son mode de vie, grâce à la technologie d’aujourd’hui. Et pour le développer, ils se sont installés à l’Electrolab de Nanterre.

« On veut redonner le pouvoir à l’Homme. L’agriculture doit devenir personnelle, comme l’est devenue l’informatique à la fin des années 70 »

Un public écolo…

Un poivron qui a poussé dans la Risebox
Un poivron qui a poussé dans la Risebox

Tout simplement, la Risebox vous permet de faire pousser des fruits et légumes sans efforts, chez vous, à l’intérieur de votre appartement. « C’est un projet grand public, on vise précisément ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un terrain agricole ou même un potager », précisent Nicolas Nardone et Adrien Thery.

« On s’adresse aux personnes qui ont une conscience écologique ou celles qui sont en train de prendre conscience du rôle de l’écologie dans le monde de demain »

… et technophile

Une risebox
Une risebox

Mais ce n’est pas qu’une histoire de plantes et de graines. La Risebox, c’est aussi un concentré de technologies (lumières, capteurs, reconnaissance de formes…

« Les geeks adorent aussi notre projet »

En plus de la Rise Box elle-même, Nicolas Nardone et Adrien Thery vont développer une application mobile qui servira d’e-shop (graines, plants, nourriture pour poissons) et permettra de contrôler la Risebox à distance. « Ce sera une sorte de télécommande, de centre contrôle, par le biais de laquelle le client aura accès à des informations et des conseils sur le mode de culture ainsi qu’à un forum interactif », concluent-ils.

Un écosystème dans un meuble connecté

Une risebox

La principale problématique des deux fondateurs de la Rise Box fut d’adapter le principe de l’aquaponie à nos lieux de vie où l’espace est limité. Ils ont donc conçu tout un écosystème dans un meuble à étages, pour optimiser l’espace.

« Pour moins d’1m2 d’occupation au sol c’est l’équivalent potager de 6m2 dont vous profitez toute l’année »

Le principe est simple: « Les poissons mangent, puis leur respiration et leur digestion rejettent dans l’eau de l’ammoniaque et des substances solides. Ces matières sont amenées dans deux bacs de cultures où prospèrent de gentilles bactéries et des vers de terres qui les transforment en nutriment pour les plantes. Enfin, l’eau filtrée et et oxygénée retourne dans l’aquarium pour le plus grand plaisir des poissons », expliquent-ils. C’est un système biologique qui proscrit tout usage pesticide ou d’antibiotiques qui le détruirait.

L’ensemble se trouve dans un meuble, alimenté par la technologie.

Une risebox

« On a aussi mis en place un éclairage LED qui émet uniquement le spectre lumineux dont les plantes ont besoin pour se développer », pointent-ils. Absorbé à plus de 95% par les végétaux, c’est une économie de 50% par rapport à la lumière blanche.

Enfin, les capteurs qui surveillent le système sont pilotés par le brain, une carte électronique sur mesure. Elle suit le volume d’eau, le pH, le drainge, la qualité de l’eau, etc. « L’application permet aussi d’agir sur la Rise Box, en modifiant l’éclairage quand on veut admirer son jardin ou passer en mode silencieux la nuit.

Des ventes réservées à la région parisienne pour l’instant

Utilisateur Risebox

Le lecteur attentif aura remarqué que l’équipe n’est composée que de deux personnes. Pour l’instant, les ventes se font donc localement, pour que Nicolas Nardone et Adrien Thery puissent intervenir efficacement.

La vente se fait directement par le biais du site Internet, il y a même des clients sur liste d’attente. A la fin du printemps, les deux entrepreneurs n’ont ouvert qu’une dizaine de ventes, afin de voir ce qui fonctionne et les éléments qui ont besoin d’être améliorés.

Ils n’en sont donc qu’au stade du prototype et vendent un pack à 1.290 euros, tout inclus, avec six mois de graines en prime. « Pour l’instant, on ne fait presque pas de bénéfices, on est très proches de ce que ça nous coûte à la fabrication », précisent-ils avant d’ajouter que le prix augmentera prochainement.

« En plus de simplement vendre la Risebox, on propose aussi des services. Quand les clients partent en vacances, on peut passer chez eux pour faire un check-up »

Une demande réelle

Commander une Risebox

Pendant cette phase de prototypage, les clients ont été rapides à réagir. « Par rapport à d’autres projets que nous avons pu mener, le public est très intéressé, malgré le fait qu’on vende un objet imposant et relativement cher », expliquent Nicolas Nardone et Adrien Thery.

Devant un tel succès, ils ont réussi à décrocher un partenariat avec l’école Boulle de Paris, spécialisée dans le design de produit. « En fin d’année, on compte produire, concevoir et ajuster de nouvelles Risebox, afin de les commercialiser l’année prochaine », précisent-ils.

Prochaine étape: arriver à standardiser et optimiser le processus de fabrication. « Pour l’instant, tout est assemblé à la main dans notre atelier, on va devoir agrandir l’équipe pour produire plus et mieux sans pour autant sous-traiter à l’étranger », achèvent-ils.

5 questions à Risebox

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Ne pas se limiter à un concept séduisant. La proposition de valeur unique résonne chez le public, ils sont tout de suite emballés par la possibilité de produire un nourriture de qualité directement chez eux. Mais ce qui à fait le succès de la Risebox c’est notre capacité à proposer une solution crédible, simple d’accès et clé en main. Nos clients nous font confiance et savent qu’ils peuvent compter sur nous.

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C’est un projet pluridisciplinaire et très difficile. On peut d’abord le voir comme un projet « hardware » et, pour paraphraser Marc Andreessen, « Hardware is hard ». Concevoir et produire un meuble de cette taille rempli de technologies pour contrôler l’éclairage, le circuit d’eau, les paramètres chimiques et environnementaux c’est très compliqué.

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Faites quelque chose qui vous plaît et vous motive, il ne faut pas uniquement regarder le business model. Même si vous vous ratez, faites quelque chose qui vous plaît car vous en tirerez un enseignement ou de la fierté. Et si vous ne savez pas faire quelque chose, ne vous freinez pas, allez-y même en tâtonnant et apprenez. Nous, tout simplement, on voulait répondre à quelque chose qui nous empêchait de dormir, quelque chose qui nous frustrait. On s’est demandés : « Qu’est-ce qu’on peut faire, à notre niveau, pour changer ça ? ».

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Ce n’est pas le premier projet qu’on réalise ensemble, et il y en a qu’on a abandonné. Là, la première chose qui nous a frappé, c’est que, en 24 heures, beaucoup de gens ont manifesté leur intérêt alors qu’ils n’avaient qu’une page Internet sous les yeux. Et, malgré le prix élevé, les gens sont intéressés. Ca prouve bien qu’il y a quelque chose à jouer.

 Comment financer son lancement

Sur fonds propres, nous avons travaillé en parallèle. On n’a pas spécialement demandé de bourses ni participé à des concours parce que, déjà, il y a beaucoup de papiers à remplir. Ensuite, on réalise ce projet pour nos clients et, si on a besoin de financement, on leur en fera part. D’autant plus qu’on n’avait pas envie d’aller convaincre les pouvoirs publics, le changement doit venir des gens eux-mêmes. On voulait rendre le pouvoir aux gens sur leur nourriture.

4 Comments

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  1. bravo ! je me suis toujours demandé comment cela se faisait que les technologies utilisées depuis une décénnie par les jardiniers de cannabis n’avaient pas migrées vers l’utilisation « commune »

  2. La laideur des materiaux mis en avant dans cet article n’est heureusement plus d’actualite. le prix a bien augmente aussi, mais je prefere largement un BEL article cher plutot que le truc hideux de depart… Mais fallait bien demarrer, je comprends.

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