Roland Berger

Roland Berger face à la transformation digitale

Le cabinet de consulting Roland Berger présente l’analyse des résultats d’une étude sur la « transformation digitale de l’assurance ». Quel est l’avenir de l’assurance on line ? Décryptage.

Roland Berger a créé un think tank en collaboration avec l’European Financial Management Association (Efma), association de marketing financier composé de banquiers et d’assureurs, qui a interrogé 23 assureurs de l’ouest européen.

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Allianz, Axa, Groupa, Natixis… au total, 70 entretiens individuels ont été réalisés.

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Aujourd’hui en France, 4% des ventes de produits d’assurance sont effectués sur le net, contre 42% dans le secteur du tourisme et des transports ou encore 18% dans les produits culturels.

Roland Berger estime cependant que d’ici à 2030, près de 50% des clients pourraient ne plus se rendre en agence et effectuer les transactions assurancielles en ligne.

Suite à cette étude, Roland Berger a établi une liste de dix points sur lesquels les assureurs doivent travailler pour construire leur stratégie digitale. Le mot d’ordre : la personnalisation.

Cela passe notamment par l’obtention d’un maximum de données sur les clients et prospects. Il est primordial que les assureurs puissent proposer un service personnalisé, accessible à tout moment sur tous les supports.

Cela suppose d’une part, l’innovation et la singularité de l’offre, afin de justifier des prix plus élevés que ceux rencontrés sur les comparateurs d’assurance, et d’autre part le développement des services en ligne afin d’augmenter la fréquence d’utilisation et donc de visites sur les sites des assureurs.

Des évolutions qui impliquent des investissements

Roland Berger idée

Une digitalisation de bout en bout touche en effet l’ensemble des services et induit des investissements IT conséquents, « que les assureurs commencent à réaliser », explique Mathieu Sébastien, du pôle financier Roland Berger.

Cette transformation digitale suppose également un bouleversement organisationnel et un fort impact sur le modèle de distribution, notamment du côté des réseaux d’agences, la réactivité des agents étant primordiale pour mener à bien une vente dématérialisée.

« Il faut réagir dans le quart d’heure afin de transformer une demande de devis sur Internet. Aujourd’hui, la plupart des assureurs n’y arrivent pas », explique Christophe Angoulant, directeur du secteur des assurances au niveau mondial.

Pour le cabinet Conseils, si le marché de l’assurance digital dispose encore d’une faible maturité en France et fait l’objet d’une certaine frilosité de la part des assureurs, contrairement à l’Angleterre ou les Etats-Unis, il devrait se développer dans les années à venir.

L’enjeu majeur : la prise de conscience de la part des assureurs que cette transformation constitue un levier majeur d’amélioration du résultat technique.

Les compagnies d’assurance les plus en avance commencent à comprendre l’intérêt d’investir dans l’IoT pour optimiser leurs critères de rentabilité et affiner leur modélisation des risques.

Le monde de l’assurance vit un tournant critique sous l’effet de la convergence des nouvelles technologies et de la nécessité d’investir pour améliorer les capacités de modélisation du risque, tout en s’appuyant sur des indicateurs de performance pour gagner en rentabilité.

Même si l’ampleur de la tâche a tout pour décourager, le changement peut favoriser l’adoption de nouvelles stratégies positives et améliorer l’expérience des assurés, comme l’IoT.

De l’importance de sécuriser l’IoT pour les assureurs

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Avec la progression du cyber terrorisme, les compagnies d’assurance cherchent à s’appuyer sur les données de l’IoT.

L’objectif, affiner les principaux indicateurs de menaces globales afférents à leurs produits de maintien de la continuité opérationnelle des entreprises et de lutte contre la cybercriminalité.

En effet, les assauts des cybercriminels mettent à mal l’activité des entreprises commerciales, ainsi que la confidentialité des informations personnelles des clients.

Les assureurs des grands groupes et des entreprises de taille moyenne cherchent le moyen de réduire à un score les données liées à l’exposition aux cyber risques, un peu comme pour les agences de notation de crédit, afin de mieux encadrer la couverture contre les infractions.

Cela revient à se doter de mécanismes de mesures automatisés qui exprimeraient la posture de l’assuré vis-à-vis des cyber menaces de façon à couvrir le mieux possible son exposition aux risques tant au niveau commercial que personnel.

Quelle approche les compagnies d’assurance choisissent-elles vis-à-vis de l’IoT ?

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Au départ, elles ont voulu se débrouiller toutes seules avec la question de l’IoT. Puis des fournisseurs de services spécialistes de la télématique, ou TSP (Telematics Services Providers), ont proposé de simplifier la chaîne de valeur de la consommation de données IoT.

A présent, ce sont les fournisseurs de technologie et solutions de télécommunications, qui s’efforcent de consolider l’écosystème connecté et de le rendre plus digeste et consommable pour le monde des assurances.

Ces acteurs ont beaucoup investi et continuent de le faire pour rendre les données issues de l’Internet des objets utiles aux assureurs.

Il est donc temps pour les compagnies d’assurance toutes spécialités confondues d’envisager des partenariats avec ces spécialistes, et de mettre toutes les chances de leur côté d’accroître leur rentabilité sur le long terme.

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