in ,

[Startup Tour] Avec Souvenyr, LuckyBird sélectionne pour vous vos meilleures photos

Lucky Bird objet

LuckyBird, c’est une histoire d’amitié avant d’être du business. Celle de trois copains, qui se sont rencontrés autour d’un verre et qui ont décidé de s’associer pour lancer l’objet connecté Souvenyr, l’album photo du futur … dans votre présent.

LuckyBird a pointé le bec hors de son nid en mars 2014 grâce à trois jeunes entrepreneurs : Mathieu Martinet âgé de 31 ans, Mathieu Chateau qui a récemment fêté ses 29 ans et Leopold Arnaud, le plus jeune du haut de ses 25 ans. Les deux premiers se sont rencontrés à l’Université de Technologie de Troyes, où ils faisaient leurs études, et c’est dans un bar, il y a 6 ans, qu’ils ont fait la connaissance de Leopold Arnaud, maintenant étudiant en école de commerce. Même si le risque de travailler avec ses amis est omniprésent, entre deux bières, les trois copains ont décidé de se lancer dans le monde des objets connectés.

Lucky Bird fondateurs

Pourquoi LuckyBird ?

« Nous avons initié le projet dans l’appartement de Mathieu Chateau. A un moment, il a fallu officialiser la startup et on devait trouver un nom pour remplir les papiers. Il y avait un oiseau dans l’appartement, c’est lui qui nous a inspiré ce dénominatif », se remémore Leopold Arnaud.

Mais avant de totalement voler de leurs propres ailes, les trois amis sont encore dans une couveuse et, plus précisément, incubés au sein de l’Institut supérieur du commerce (ISC) de Paris, l’école de commerce où étudie Leopold Arnaud. L’avantage majeur : l’interaction avec les autres startups et le passage à locaux professionnels. « Avoir de vrais locaux dédiés au travail est un atout majeur lors du lancement d’une entreprise. Quand on commence, on préfère ne pas mettre tout son budget  dans des bureaux. Surtout à Paris, où l’immobilier est hors de prix », admet le petit groupe. De plus, travailler dans une école leur permet d’avoir accès aux services des entreprises étudiantes, qui peuvent les aider sur certains travaux. « On a aussi la chance de faire partie de la structure The Family, qui nous drive, nous permet de prendre du recul et nous offre l’avis d’experts », achèvent-ils.

pcloud

Le rangement et la collecte des photos, ce triangle des Bermudes

« Nous fabriquons un objet contenant un disque dur, qui récupère, stocke, classe et partage des photos », résume Leopold Arnaud.

L’idée est effectivement partie d’un besoin. Vous partez en week-end avec des amis et chacun y va de son appareil photo pour immortaliser ces moments précieux. Au retour, il faut faire chauffer les clefs USB pour avoir l’intégralité des clichés. Et à chaque fois, on ne va pas se mentir, c’est une galère monstre. « Un soir, un ami en a interpellé un autre en lui rappelant qu’il ne nous avait toujours pas envoyé les photos de la dernière soirée. Ça a été l’élément déclencheur », se remémorent-ils. L’objet connecté, baptisé Souvenyr parce qu’il rassemble ce que nous avons de plus précieux, sert donc à stocker et partager des photos, tout en les classant. « Mais surtout, on veut rendre l’objet accessible au plus grand nombre. Pour l’instant, le prix de départ est estimé à moins de 200 euros », précise Leopold Arnaud.

Lucky Bird vente

Stockées, classées, partagées avec Souvenyr

Les photos sont stockées dans le disque dur interne de Souvenyr et un micro-ordinateur permet de faire ressortir les clichés les plus intéressants. « L’objet est suffisamment intelligent pour détecter une photo floue ou mal cadrée. Il fait ressortir les photos de groupe, élimine les doublons et comptabilise le nombre de passages sur une photo. Plus elle est regardée, plus elle sera supposée comme à mettre en tête du classement », explique Leopold Arnaud. Par ailleurs, les photos que vous aurez prises avant l’acquisition de Souvenyr pourront lui être envoyées et profiter du classement intelligent. C’est l’endroit central qui rassemble toutes les photos d’une vie.

En plus de l’objet, les trois entrepreneurs ont développé une application, qui fait le lien entre Souvenyr et un Smartphone. « Vous êtes en soirée, vous avez déjà pris une vingtaine de photos et vous voulez les stocker. L’objet est accessible via Internet, où que vous soyez, il vous suffit de vous connecter au boîtier Souvenyr et de lui envoyer vos photos. Vous synchronisez l’application et vous pouvez les partager avec vos amis », détaillent-ils.

A noter : les photos sont transférées via Internet, mais n’y restent pas. En plus de l’application, les utilisateurs auront accès à une page Internet, qui est une sorte de vitrine de leur objet connecté. Chaque objet aura une adresse bien précise, accessible par un identifiant et un mot de passe. Avec ces précieux sésames en main, les proches de l’utilisateur pourront accéder aux clichés. « Le système de droit est basé sur le même principe que Google Drive », explique Leopold Arnaud. « On peut accéder à la page web grâce aux identifiants, mais on peut aussi envoyer un lien de partage à ses amis ». Évidemment, les utilisateurs peuvent aussi décider de ne pas partager certaines photos et de les garder en accès privé.

Lucky Bird écrans

Par des jeunes et pour des jeunes

Leopold et les deux Mathieu ne sont pas fous : ils ont décidé de s’adresser à leurs semblables. En effet, qui est mieux placé que la Génération Y pour savoir ce dont elle a besoin ? « Nous ciblons les particuliers qui cherchent une solution simple pour gérer leurs photos », expliquent-ils. Tout simplement. Avec, comme cœur de cible, les femmes âgées de 25 à 35 ans.

« Ce sont elles les plus sensibles sur la sauvegarde des photos. C’est à cette période que commencent les premiers mariages ou que l’on assiste à la naissance du premier enfant. C’est la période où l’on commence ses premiers albums photos », continuent les trois spécialistes.

Pour le design, ils ont fait confiance à leur réseau de proches, « des amis d’amis ». La phase de test, idem, ce sont leurs connaissances qui s’en sont chargées et qui leur ont permis de réajuster, entre autres, l’interface de l’application. Et, jamais deux sans trois, devinez qui aide LuckyBird à vendre ses premiers objets ? « Notre réseau proche. C’est grâce à lui que nous commençons nos premières ventes, pour avoir un maximum de retours de la part des utilisateurs ». La prochaine étape, elle se déroulera sur Kickstarter, l’entreprise américaine de financement participatif, où ils visent les 1000 ventes, avant de se tourner vers des réseaux de distribution plus classiques et physiques.

[tie_slideshow] [tie_slide]

luckybird Souvenyr 3

[/tie_slide]

[tie_slide]

luckybird Souvenyr 2

[/tie_slide]

[tie_slide]

luckybird Souvenyr

[/tie_slide] [/tie_slideshow]

Et après ?

« On aimerait développer de nouveaux services en partenariat, comme l’impression d’albums », explique Leopold Arnaud. Actuellement, les trois entrepreneurs doivent lancer une campagne de communication et commercialiser l’objet. « On va commencer par le vendre en petites séries pour pouvoir bien prendre en compte les retours utilisateurs », expliquent-ils. Leur volonté : prouver que le besoin est bien présent. Et, dans un avenir proche, attaquer le marché nord-américain, pas encore pourvu d’objets de ce genre. « Notre but, s’est d’être autant connu en Amérique du Nord qu’en Europe », annoncent-ils. Et on leur souhaite bonne chance.

Questions LuckyBird

quelle cle de votre succes

On communique énormément avec nos utilisateurs. On a déjà commencé par faire tester l’objet à des amis. L’interface a été changée et rechangée pour facilier leur expérience. Modifier le produit grâce aux retours utilisateurs, c’est dans notre ADN. On est là pour leur faciliter la vie. Si une étape n’est pas limpide pour eux, c’est qu’on s’est trompés quelque part. Les utilisateurs nous le font remonter et on se charge de modifier ce qui pose problème. Ce qui leur a plu, c’est de pouvoir visionner les photos en temps réel. Mettons que vous preniez une photo avec votre Smartphone. Si vous êtes connectés au même évènement que votre hôte, la photo sera directement stockée et visible sur la page web de la boîte de votre hôte, ainsi que dans l’application.

Se faire connaître est vraiment la partie la plus difficile de l’opération. Nous n’avons aucune expérience en relations presse, nous ne sommes pas publicitaires, nous n’avons pas un énorme réseau et ça se sent dans notre promotion. Seconde difficulté : comprendre l’utilisateur. Au départ, la synchronisation des photos se faisait automatiquement. Mais non, les utilisateurs ont besoin d’une étape de validation car ils ont peur de ne pas contrôler tout ce qui part sur le boîtier. Il faut que l’application leur dise « telle et telle photos ont été stockées depuis votre dernière connexion, voulez-vous les partager ? ». Ça leur donne l’impression de contrôler la situation.
De plus, on avait peur de ne plus pouvoir se supporter à force de travailler, passer nos week-ends et soirées ensemble. Mais non, ça a bien fonctionné.

Il faut aller voir d’autres entreprises et d’autres entrepreneurs, ne pas avoir peur. Les gens ne sont pas avares de conseils dans ce milieu, ils sont très sympas et très ouverts. Il faut parler de son projet et aller se challenger face aux autres. Il vaut mieux se mettre en danger et se remettre en question dès le début, plutôt que de foncer tête baissée et de se rendre compte qu’on a commis une erreur à la fin. Il ne faut pas être timide et ne pas avoir peur des retours négatifs.

Quel est l etape cle a franchir

Le moment où on a vraiment été satisfaits de notre travail, c’est quand on est sortis de l’ombre. On a passé beaucoup de temps sur la résolution de contraintes techniques et, enfin, on a pu présenter l’objet à nos amis. Entendre : « Ah, mais vous en êtes déjà là ? C’est super ! », ça nous a fait un bien fou.

Comment financer son lancement

Le lancement s’est fait intégralement sur les fonds personnels des trois fondateurs, qui ont ensuite été complétés par des prix gagnés lors de concours. Par exemple, nous avons remporté le Prix Pépite auquel on a pu participer grâce au statut étudiant-entrepeneur de Léopold. De même pour le prix de l’espoir ISCéen de l’Entreprenariat 2015.

One Comment

Laissez une réponse
  1. Bravo les gars ! L’article est bien rythmé, il se lit facilement et donne envie d’aller jusqu’au bout tout en étant clair.

    J’espère que vous atteindrez le nombre de ventes annoncé.

    Tata de Martinique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *