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[Startup Tour] Copsonic fait évoluer le paiement sans contact par ultrasons !

Les technologies Bluetooth et NFC sont les plus utilisées pour connecter les objets et réaliser des paiements sans contacts. Malheureusement tous les appareils ne sont pas compatibles. La startup CopSonic propose une évolution, presque une révolution : faire communiquer les objets par un standard utilisant les ultrasons. 

Montauban, près de Toulouse, n’est pas la ville la plus réputée pour son bassin technologique. Pourtant, si vous ne prêtez attention qu’au nom d’une ville, vous loupez les technologies les plus innovantes. Emmanuel Ruiz est le fondateur de CopSonic, une startup qui développe depuis 2013 un standard de communication qui fonctionne avec tout appareil doté d’un microphone ou d’un haut-parleur.

 “Il s’agit d’une alternative au NFC et au Bluetooth surtout pour les nombreux appareils qui ne disposent pas de ces deux technologies.” Affirme le CEO.

Contrôler les objets connectés avec TOUS les téléphones

 

Sur 7,4 milliards de téléphones mobiles dans le monde en 2016, seulement 2,1 milliards sont des smartphones. Pour pouvoir payer sans contact ou contrôler un objet connecté, la majorité des personnes doivent pour l’instant s’offrir un appareil compatible avec les dernières normes Bluetooth et NFC.

Si bien que pour Emmanuel Ruiz “les usages ne se créent pas, car on n’arrive pas à la masse critique d’utilisateurs“. Ces produits intéressent plus facilement les passionnés. Les barrières techniques et financières freinent la démocratisation de la Fintech et de l’IoT.

Le fondateur et son équipe de 27 ingénieurs ont trouvé une parade d’un nouveau genre, une évolution dans le monde des télécommunications. “Il y a 5 ans, j’ai vu des 0 et des 1 dans l’oscilloscope et là, ça a fait tilt !” déclare le fondateur.

il propose un Codec propriétaire bientôt protégé par quatre brevets en cours de dépôt. Celui-ci fait transiter très rapidement des données sécurisées par ultrasons et se dote de 10 algorithmes différents. Il s’adapte à une utilisation dans la plupart des contextes : le paiement en ligne sans contact, ouvrir une serrure, allumer une ampoule connectée, etc. La solution de CopSonic rejoint l’acronyme-marque déposée par Xavier Dalloz ATAWAD, pour Any Time, Anywhere, Any Device. Le rêve de l’interopérabilité semble à la portée de tous.

Une évolution pour les télécomunications

frequence copsonic

Le plus surprenant avec cette technologie, c’est qu’elle ne demande pas ou peu d’évolution matérielle. Il suffit que le dispositif émetteur et récepteur dispose d’un haut-parleur et d’un microphone. Le procédé peut agir par une simple mise à jour logicielle avec la technologie de la société. Le codec franchit un nouveau cap dans les techniques de transmission de données par ondes sonores commencées il y plus de 40 ans avec le DTMF (c’est le son entendu lors de la pression d’une touche téléphonique) puis améliorées par l’OFDM il y a 13 ans.

Il dispose du Full duplex en natif, c’est-à-dire que la communication des ondes se fait dans les deux sens simultanément. Un point essentiel pour que les objets, les capteurs, les téléphones communiquent entre eux. “Les techniques de télécommunication de ce type n’ont pas réellement évolué depuis 13 ans, (après l’OFDM) nous avons réalisé une avancée notable. Nous sommes un peu les inventeurs du Bluetooth par ultrasons” affirme Emmanuel Ruiz.

La technologie CopSonic fonctionne entre 5 et 10 mètres pour les objets connectés et les téléphones, de 10 à 15 mètres pour les ordinateurs et les tablettes. Il s’agit donc d’une technologie dite de champ proche dont la distance d’action dépend de la puissance d’émission. “Nous avons par exemple diffusé notre codec dans un stade pour envoyer des publicités aux smartphones comme les beacons.

Un autre point fort de la méthode de CopSonic, la sécurité. Ici, la stratégie employée est celle de la protection informatique par obfuscation. Expliquée simplement, cette technique consiste à noyer les informations importantes dans un flot de données. Le signal par ultrasons n’est tout simplement pas interprétable et le rejeu difficile, voire impossible.

Par ailleurs, le fait que les ultrasons ne traversent pas la matière oblige le pirate à se trouver à proximité de la source du signal. Quand bien même, il ne pourra pas intervenir le temps de la communication, très rapide.

La Fintech, le cœur de cible de CopSonic

domaine application copsonic

 

Autour de ce codec, CopSonic conçoit 10 algorithmes acessibles via son SDK pour les utiliser dans une application mobile. Les cas d’usages, nombreux, nécessitent de faire des choix. La startup envisage trois catégories principale: la sécurité, les techniques de détection, et l’IoT. Les paiements sans contacts, l’identification, le geomarketing (comme le beacon), la détection de personnes et le contrôle d’objets à distances sont autant de possibilités.

A cet effet, la société propose trois modèles économiques distincts basés sur la distribution de son SDK à des clients B2B. C’est-à-dire, une facturation par transaction pour la solution d’authentification bancaire, un système mensualisé pour la géolocalisation en fonction de la surface couverte et un modèle de licence pour l’apport de la technologie dans les objets connectés.

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Pour l’instant, CopSonic fait partie de l’accélérateur de startups d’Airbus, le BizLab de Toulouse. Le fabricant d’avions développe en collaboration avec les équipes de Capsonic des ampoules connectées actionnable depuis les sièges des passagers. L’objectif, alléger l’appareil des kilomètres des câbles nécessaires à l’éclairage des plafonniers. Son système de paiement sans contact pour remplir des informations bancaires depuis son smartphone jusqu’à une page Web (comprenant son codec) a également fait ses preuves.

C’est d’ailleurs sur cette voie que s’oriente la startup. “Avec 700 millions de transactions bancaires en ligne en France pour l’année 2015, la grande majorité remplis à la main, notre solution a du potentiel et de l’avenir” déclare le CEO. “Nous travaillons d’ores et déjà avec deux banques qui intègre notre SDK dans leurs infrastructures“.

Le projet serait donc de rejoindre un accélérateur spécialisé dans la Fintech : “C’est dans ce secteur que nous avons le plus de chance de faire grandir notre startup“.

Mais d’abord CopSonic a besoin de lever des fonds : “nous avons besoin de 3 à 5 millions d’euros pour fiancer le développement commercial à l’international tout en maintenant l’avance technologique via la R&D. ” Cet argent permettra d’affiner la R&D et de développer un business développement en priorisant les fintech et le e-commerce.

Le CEO très motivé, n’est pas le seul à vanter les mérites de sa solution. La société montalbanaise a reçu l’IoT Trailbrazers Award lors du Tech Trailbrazers de 2015, une compétition technologique dédiée aux startups oeuvrant dans les nouvelles technologies depuis moins de cinq ans. Sa récente entrée au BizLab d’Airbus et son partenariat avec Natixis dans la création d’une application de paiement ultrasonique.

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Le choix des hommes (et des femmes) qui m’entourent dans cette aventure. 27 ingénieurs CopSonic travaillent depuis le noyau central ou l’ADN de notre technologie qui est le codec, jusqu’aux couches supérieures que sont les algorithmes, le SDK, puis l’application mobile. Pour vous donner une analogie avec d’autres technologies, il existe dans le monde plus de 25 laboratoires, universités et startups travaillant sur le Lifi avec des équipes de R&D conséquentes. Les concurrents sont des startups travaillant sur des applications verticales en utilisant les codecs de l’état de l’art et dont la R&D ne dépasse pas 5 personnes.

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Avoir réussi à créer un nouveau codec spécialisé dans la transmission de données par ultrasons, c’est-à-dire le noyau central, l’ADN de notre technologie. Historiquement les sociétés s’intéressant à la transmission de données par ondes acoustiques ont utilisé les codecs ou techniques venant du monde des télécommunications comme le DTMF qui a plus de 40 ans, le FSK ou l’OFDM il y a 13 ans. Depuis, rien de nouveau jusqu’à ce que CopSonic propose un codec avec plus de débit, plus de sécurité et plus de performances, notamment le fait d’être l’unique codec qui soit full-duplex de manière native. Cette dernière caractéristique nous permet donc de créer des réseaux sans fil de proximité sécurisés, bas débit (Lo-Fi Networks).

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Nous n’avons pas de légitimité à donner des conseils. Ce que je peux dire c’est l’IoT grand public doit être accessible a « Mr. Tout le monde » et pour cela il faut qu’il réponde à des besoins simples, par des fonctions simples a des prix accessibles. Celui qui parviendra à proposer un interrupteur, une prise électrique ou une ampoule, connectée, bon marché et contrôlable depuis tous les smartphones sera le game changer. Aujourd’hui ce n’est pas le cas.

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Sur l’IoT grand public, sensibiliser les industriels que souvent (pas toujours, mais souvent), l’objet connecté qui est à quelques mètres de soi et qu’on veut contrôler avec son smartphone ne devrait pas obligatoirement passer par le Cloud ou des réseaux pour être en interaction avec le smartphone en mode avion du consommateur. Beaucoup d’objets (ampoules, prises électriques et interrupteurs) sont aujourd’hui contrôlés par des télécommandes infrarouges ou RF dans les maisons. Si les smartphones étaient infrarouges ou RF compatibles, cela ferait longtemps que l’on aurait supprimé toutes les télécommandes chez soi. Tous les smartphones sont capables d’envoyer un signal audio pour effectuer des interactions simples avec les appareils électriques du quotidien des gens.

Comment financer son lancement

Avec beaucoup d’amour et de foi.
1. Celui de la famille qui fait des efforts, soit en love money, soit comme dans notre cas en investissant les bénéfices des autres structures familiales.
2. Celui des collaborateurs/salariés qui font également des efforts financiers pour que l’aventure continue.
Ensuite le relais doit être fait par les structures dédiées et connues de tous pour avoir les moyens de ses ambitions.

Emmanuel, Fondateur et CEO CopSonic

Diplômé de l’Université Paul Sabatier à Toulouse, Emmanuel Ruiz a rejoint le groupe SECOM en 1997. De cette date à 2004, il a été à l’origine de la création de plusieurs unités commerciales et il a initié la diversification des activités de l’entreprise. Parmi celles-ci, il a fondé et dirigé GMixon et Pixeliris qui proposent des services de marketing sensoriel et de marketing technologique. Depuis 2013, il est le CEO et le fondateur de CopSonic, une société qui développe une technologie sans contact pour faire communiquer les objets connectés, les téléphones mobiles et les smartphones par le biais d’ondes acoustiques (ultrasons ou sons) et échanger des données entre les appareils. Il a été sélectionné par Challenges comme l’une des 100 personnes qui changent le monde.

Rubén Alfonso Reyes CTO CopSonic

 Rubén Alfonso Reyes a plus de 10 ans d’expérience dans la conduite d’équipe de développeurs. Ce cybernéticien originaire de La Havane dirige les 27 ingénieurs qui travaillent sur la technologie de CopSonic. Il a rejoint Pixeliris en 2004 en tant que développeur logiciel et Chef de projet jusqu’à devenir CTO junior dans cette société en 2012. En 2014, il devient le CTO de CopSonic.

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