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Bosch va investir 3 milliards d’euros dans les semi-conducteurs

Bosch

Dans le cadre du prochain programme européen Piiec sur la microélectronique et les technologies de communication, l’allemand Bosch envisage d’injecter 3 milliards d’euros de plus dans son activité de semi-conducteurs. Et cela, jusqu’en 2026. Cet investissement colossal a pour principal objectif de renforcer la capacité de production de puces de l’Europe. Et surtout concurrencer les États-Unis et les acteurs asiatiques qui détiennent aujourd’hui les plus grandes parts de marché.

Considérés comme la pierre angulaire du monde technologique moderne, les semi-conducteurs se trouvent aujourd’hui dans un large panel d’appareils et de dispositifs. Des voitures aux vélos à assistance électrique en passant par les appareils électroménagers et les smartphones, les semi-conducteurs deviennent la pièce maîtresse de tous les systèmes électroniques. Dans cette optique, la microélectronique représente désormais l’avenir et devient un véritable levier de croissance pour tous les secteurs d’activité de Bosch.

Comme l’a indiqué Stefan Hartung lors du  Bosch Tech Day 2022 : « La microélectronique représente pour nous un grand potentiel économique » « Elle est la clé de voûte de la mobilité de demain, de l’IoT. » ‘Et de ce que nous appelons chez Bosch une technologie inventée pour la vie”.

Malheureusement, la pandémie de la Covid-19 a créé une vague de pénuries de puces qui ont affecté et affectent la chaîne d’approvisionnement mondiale. Ainsi, pour faire face à la forte demande en  puces électroniques, Bosch a décidé d’investir trois milliards d’euros supplémentaires dans ce secteur.

Au menu figurent l’expansion de ses capacités de production en Europe. Ainsi que l’optimisation de la production de la fabrication de ses Mems des plaquettes de 300 mm. Sans oublier la fabrication de puces en carbure de silicium.

Accroître la compétitivité de l’Europe

Dans le cadre de son investissement, Bosch a récemment ouvert deux nouveaux centres de développement à Reutlingen et Dresde. Le coût total de cette opération s’élève à plus de 170 millions d’euros.

En parallèle, pour répondre à  la croissance continue de la demande de ses clients, le groupe allemand prévoit d’injecter 250 millions d’euros. Ceci afin d’offrir 3000 mètres carrés de salle blanche  de plus dans sa toute nouvelle usine à Dresde.

Par ailleurs, cet investissement vise également à exploiter le financement dans le cadre du plan Chips Act européen. En effet, l’Union européenne et le gouvernement fédéral allemand vont fournir des fonds pour le prochain Piiec. Ceci dans le but de développer un écosystème européen robuste de semi-conducteurs, doubler la part de marché européen dans la production mondiale de puces à 20% d’ici à la fin de la décennie. Et surtout promouvoir la recherche et l’innovation

Fabrication de Mems sur plaquettes de 300 mm et puces en carbure de silicium Bosch

Bosch veut également s’ouvrir à de nouveaux domaines d’innovation. D’un côté, l’équipementier allemand entend rendre ses capteurs radars automobiles bien plus petits et plus intelligents. Mais surtout moins chers à produire.

De l’autre côté, Bosch souhaite également modifier ses propres systèmes micro-électromécaniques (Mems). Ceci, afin qu’ils soient plus adaptés aux applications grand public. En outre, pour consolider sa position de leader sur ce segment, Bosch prévoit de fabriquer ses capteurs Mems sur des tranches de 300 mm. La production devrait commencer en 2026.

Un autre point clé du plan d’investissement réside dans le développement de nouveaux semi-conducteurs. Pour ne citer que le carbure de silicium (SiC). Celui-ci ouvre la voie à l’optimisation de l’électrification des véhicules. A noter que la production a débuté dès fin 2021 à l’usine de Reutlingen.

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