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Gestion des données : Les trois défis IoT de la ville intelligente

Pour le chercheur newyorkais Derek Werthmuller, l’intégration de l’Internet des Objets dans la ville pose trois défis majeurs en lien avec la gestion des données.  

L’Internet des objets au cœur de la ville intelligente ne pose pas temps de problème que ça à mettre en place. Les solutions existent, il faut maintenant choisir parmi les nombreux acteurs présents sur le marché. Le gros problème, le sujet principal, se place dans le truchement de la donnée pour Derek Werthmuller, directeur des technologies et des innovations au center of technology for Government à l’Universitie d’Albany à New York. Dans une tribune pour Govtech.com, Il exhorte les dirigeants à se pencher sur trois points majeurs à questionner sur la donnée pour faciliter la mise en place de la smart city.

1. La propriété des données contestée

Premièrement, l’auteur évoque le fait que le coût de maintenance des serveurs et des data centers est bien trop élevé. D’autant plus que la quantité de données stockées atteint une masse critique. Cela pousse les offreurs, les opérateurs et les autorités à choisir les plateformes IoT, c’est-à-dire « as a service ».

Cette nouvelle forme de modèle économique, AWS, par exemple, le porte dans son ADN. Si l’intention est louable, Derek Werthmuller souligne que la propriété des données n’est plus aussi évidente à établir. Qui a le droit d’accès à ces informations ? Qui à la main sur les données ? La multiplication des acteurs, les responsables du stockage, les intégrateurs, les fabricants des capteurs, etc. Il faut donc selon le chercheur mettre en place une politique d’entente entre les acteurs du marché, le gouvernement en place et le citoyen.

2. La cybersécurité avant toute nouvelle installation

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Ce point, très important, se combine naturellement avec le suivant : la cybersécurité. En effet, ce sujet a pris depuis quelques semaines une place prépondérante dans les médias. L’adoption massive de l’IoT dans la ville doit comprendre une conception de la sécurité par défaut et de bout en bout.

C’est-à-dire que le directeur défend que les multiples approches technologiques et les différents objets connectés doivent être intégrés selon une politique de classement des risques. Que se passe-t-il si un réseau d’objets est piraté ? Quels sont les dangers de la perte de contrôle ? Il y a t-il eu une analyse des risques au préalable de l’achat d’équipements ?

3. Trouver un équilibre entre vie privée et valeur ajoutée

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Enfin la capacité des capteurs, des caméras connectées, des systèmes IoT à récolter des informations critiques non seulement sur la consommation des bâtiments, le trafic routier ou encore la disponibilité des places de parking, mais surtout sur nous humains. Il faut donc en permanence trouver un équilibre entre intelligence de la donnée et respect de la vie privée. Du même coup, il faut intégrer une temporalité et une valeur à l’information transmise. A quoi va-t-elle servir ? Doit-on la garder et comment la classifier suivant son niveau de sensibilité ? Peut-on la rendre publique ? 

A cet égard, l’analyste pousse les municipalités, les gouvernements locaux à adopter une vision holistique de la Smart City. Évidemment, chaque ville a des besoins de connectivité différents, adaptés à des problématiques géographiques, démographiques et d’infrastructures. Cependant, dans la position socio-politique des États-Unis, il faut appliquer tant bien que mal une vue standardisée pour anticiper les risques et pouvoir connecter les villes ensemble.

Par prolongation, les mêmes choix peuvent être appliqués par l’Union européenne dans une vision fédéraliste. Derek Werthmuller se pose effectivement les bonnes questions, même si pour les connaisseurs, il enfonce des portes ouvertes.

L’analyse s’adresse à des personnes qui doivent encore apprécier ces nouvelles dynamiques et permettra au monde politique et administratif d’appliquer les bonnes mesures pour rendre crédible la ville intelligente.

 

Cahier des tendances « RETAIL CONNECTE »

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