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5 étapes incontournables à la conception d’un objet connecté

5 étapes pour l'IoT

Lorsqu’une entreprise décide de concevoir un ou des objets connectés, et tandis que le consommateur français n’a pas encore eu l’occasion d’assimiler pleinement leur usage quotidien, certaines étapes doivent être obligatoirement calculées dans le process, avant même de penser aux fonctionnalités finales. Pour passer de la théorie à la réalisation, les concepteurs d’objets connectés doivent être prêts à gérer cinq chantiers primordiaux :

1-Sécuriser les données

C’est sans doute le point le plus sensible de l’Internet des objets. Selon une étude réalisée par La Poste, 75% des Français pensent que la sécurité des données personnelles est un frein à l’usage des objets connectés. Avec l’essor du nombre d’objets connectés, le moindre scandale pourrait inverser la tendance. Les constructeurs d’objets connectés se doivent d’instaurer un volet sécurité lors de la conception.

2-Unifier les centres de contrôle

74% des Français perçoivent la multiplication d’applications pour piloter chaque objet connecté comme un frein à l’achat. A l’horizon 2020, nous posséderons 9 objets connectés par personne. Les constructeurs devront d’ici là créer une plateforme permettant le contrôle de tous ses objets afin de simplifier leur utilisation. En somme, l’intérêt des objets connectés est bien de simplifier la vie quotidienne, pas de la compliquer via une dizaine d’applications. L’interopérabilité des objets est également un enjeu important, afin de pouvoir déclencher des scénarios de vie quotidienne.

Interopérabilité

3-Convaincre les pouvoirs publics

Selon GfK, près de 2 milliards d’objets connectés pourraient se vendre entre 2015 et 2020. Néanmoins, le chemin pour y parvenir est encore long. En 2014, il ne se serait vendu en France que 150 millions d’euros d’objets connectés. En convaincant les pouvoirs publics, les consommateurs ne seront que plus rassurés par l’utilité et la sécurité des objets connectés. Il n’est pas question ici de Smart Cities à l’image des nouvelles villes comme Masdar aux Emirats Arabes Unis mais plutôt de villes existantes adoptant l’internet des objets pour optimiser leur fonctionnement. En effet, grâce aux objets connectés et à l’analyse des données récoltées, la ville pourrait par exemple contrôler sa consommation énergétique ou le trafic en temps réel. Néanmoins, avec un budget de plus en plus serré, les constructeurs devront développer des solutions à faible coût et facile d’installation.

4-Passer le cap des « early adopters »

L’IoT a investi tous les secteurs : électroménager, domotique, voitures connectées, santé… Malgré un démarrage timide, le besoin est réel. Les objets connectés sont encore perçus comme des gadgets par 60% des français selon une étude d’Havas Média. Pour vendre, les constructeurs d’objets connectés devront communiquer à travers des applications de leur produit dans la vie quotidienne afin d’informer les consommateurs de la plus-value de ces objets. Par ailleurs, ils devront expliquer de manière simple et transparente le fonctionnement de ces objets afin de rassurer le consommateur.

internet des objets

5-Consolider le business model

Le business model de l’internet des objets repose essentiellement sur les services associés aux objets connectés. Néanmoins, le succès de ce modèle dépend de l’essor des objets connectés. Lui-même dépend en grande partie du coût d’achat, encore perçu par les consommateurs comme un frein. Plusieurs solutions s’offrent aux constructeurs : subventions de l’Etat dans le cas des objets connectés liés à la santé ou bien co-financement entre les constructeurs, les consommateurs et les développeurs de la solution dans le cas des voitures connectées.

Source: 3ème vague de l’Observatoire des Objets Connectés Harris Interactive / EBG

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