CES 2018 : Nissan veut connecter le cerveau du conducteur au véhicule

Le constructeur japonais Nissan veut se différencier sur le marché de la voiture autonome. L’entreprise profitera du CES 2018 pour présenter sa technologie Brain to Vehicule. Le principe ? Connecter le cerveau humain à la voiture autonome ou non.

Plus timide que ses concurrents concernant les technologies autonomes, Nissan a tenu à se différencier lors du CES 2018 en présentant son projet Brain to Vehicule dans une vidéo sur Youtube. Ce concept développé en interne ne vise pas à se séparer du conducteur, mais de l’assister dès l’impulsion électrique se produisant dans son cerveau au moment de prendre une décision de conduite.

Analyser le comportement du conducteur

https://www.youtube.com/watch?time_continue=176&v=oCi6taII6Yo

En analysant l’activité cérébrale des conducteurs, les équipes du constructeur japonais mettent au point un algorithme afin de calculer leur temps de réaction entre le moment où ils prennent leur décision et le moment où l’action souhaitée est réalisée. Pour cela, le conducteur porte donc un casque électro encéphalogramme connecté au véhicule. En analysant les ondes cérébrales, le système intelligent peut anticiper les actions du conducteur dans un délai de 300 millisecondes.

Avec d’autres algorithmes, les chercheurs de Nissan veulent agir sur le comportement du véhicule. Ainsi, l’interaction entre l’homme et sa voiture serait bien plus fluide.

Le système profite du laps de temps entre l’impulsion et l’exécution pour améliorer la conduite, par exemple quand il tourne, quand il freine, qu’il accélère ou qu’il recule. Lucian Gheorges, chercheur innovation chez Nissan explique que son employeur veut améliorer le conducteur afin “d’augmenter son plaisir et son expérience dans la conduite d’un véhicule autonome”.

La conduite autonome assistée, une étape nécessaire pour Nissan

Le projet Brain To Vehicule peut également détecter l’inconfort du chauffeur et ainsi corriger son style de conduite, prendre le relais en quelque sorte. Nissan intègre également un environnement augmenté.

Ce projet Brain To Vehicule se place donc à mi-chemin entre la conduite classique et la conduite autonome de niveau 3. Contrairement, à Waymo, la filiale de Google, qui veut supprimer la présence du chauffeur, Nissan imagine un futur plus progressif où l’humain reste au centre de l’expérience. Nous attendons impatiemment d’en savoir plus pour mettre à jour cet article lors du CES 2018.

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