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La NSA veut exploiter les données de l’IoT et des appareils biomédicaux

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La NSA compte changer sa stratégie pour l’espionnage mondial en se focalisant sur les appareils connectés grand public en pleine expansion grâce à l’IoT. Retour sur les déclarations de Richard Ledgett.

Les différentes cyber-attaques disponibles pour les pirates continuent de croître au fur et à mesure que l’Internet des Objets devient monnaie courante. Les données deviennent de plus en plus précieuses et les points d’entrée encore plus accessibles pour les hackers.

Les pirates informatiques n’étant pas la seule menace, la NSA prend très au sérieux le problème de la sécurité de l’IoT, qui est aujourd’hui l’enjeu capital de ces nouvelles technologies. Jusqu’ici, la NSA n’était pas encore sûre que les données personnelles générées par l’IoT étaient importantes.

En 2013, le dénonciateur Edward Snowden révélait que la NSA avait la possibilité d’espionner les américains et les étrangers de manière très précise.

À ce jour, l’agence est à la recherche de nouvelles façons de recueillir encore plus de données sur le renseignement étranger. Pour cela, la NSA étudie les possibilités d’exploitation des appareils biomédicaux connectés, des thermostats aux stimulateurs cardiaques.

Selon le site d’information thehackernews.com le directeur adjoint de la NSA Richard Ledgett avait déclaré, lors d’une conférence sur la technologie militaire le vendredi 10 juin à Washington D.C, que les fonctionnaires de l’agence étaient en train de « faire des recherches sur le fait que l’IoT permettrait de nouvelles façons de récolter des informations sur pour la sécurité nationale ».

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Les dispositifs connectés sont l’une des meilleures sources d’information pour la NSA

Richard Ledgett pense toutefois qu’il y a des moyens plus adaptés pour traquer les terroristes que de pirater les appareils biométriques qu’ils pourraient posséder. Il reste toutefois persuadé que ces dispositifs connectés sont l’une des meilleures sources d’information pour l’agence.

Pour la NSA, l’ensemble de l’écosystème IoT, à savoir des milliards de dispositifs interconnectés allant des jouets aux dispositifs médicaux, est à la fois une aubaine et un cauchemar pour la sécurité nationale. « Comme mon métier est d’infiltrer les réseaux des gens, la complexité est mon ami », explique Richard Ledgett.

De plus, Richard Ledgett est revenu sur la raison pour laquelle la NSA n’a pas été en mesure d’aider le FBI à pirater l’iPhone de l’auteur de la turie de San Bernardino, en Californie. Cet iPhone n’a été accessible par FBI qu’après avoir racheté les exploitations d’un groupe de hackers pour une grosse somme d’argent. Le problème était que la NSA n’avait pas exploité ce modèle d’iPhone en particulier. Comme l’agence gouvernementale doit hiérarchiser ses ressources, elle ne priorise pas les gadgets grand public, mais les technologies complexes utilisées par les réseaux criminels. Il existe des appareils beaucoup plus complexes à pirater pour assurer la sécurité nationale  « nous ne faisons pas chaque iPhone, ni chaque modèle » a déclaré Ledgett.

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Cette hiérarchisation pourraient bien changer assez vite avec l’expansion de l’IoT. La NSA a l’intention de se pencher davantage sur les appareils grands publics connectés pour l’espionnage mondial. Au cours d’une audience au Sénat en février, le directeur du renseignement national James Clapper avait également déclaré que les appareils connectés pourraient être utiles à l’identification, la surveillance, le contrôle, la géolocalisation, le ciblage pour le recrutement ou pour l’accès aux informations d’identification des utilisateurs.

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