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Projet Natick, le data center sous-marin de Microsoft

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Microsoft a testé le projet Natick, un data center sous-marin mis à l’épreuve d’août à novembre 2015, à 1 km des côtes américaines. Le but, améliorer les services pour les utilisateurs habitant sur le littoral, mais aussi réduire la consommation énergétique d’un tel dispositif.

Les data center posent deux problèmes majeurs pour les exploitants de ces fermes à données : la consommation électrique et la chauffe. Le cabinet Boston Energy préconise notamment de s’installer dans les pays du Nord de l’Europe afin de pallier ce défi énergétique. Des pays comme la Suède, la Finlande ou l’Islande présentent toutes les caractéristiques nécessaires. La production électrique par l’éolien et les barrages hydrauliques combinés aux températures basses semble idéale. Facebook s’est, par exemple, installé à Lulea, en Suède. Microsoft propose une solution bien plus originale : un data center sous-marin.

La nature au service de la technologie

Un équipement de ce type permet de réduire les latences de connexion pour les habitants proche du littoral. Il faut dire que les villes se développent énormément sur les côtes, la densité de population y est bien plus élevée. La rapidité d’installation est par ailleurs décuplée, il suffit de 90 jours de chantier, selon le géant de l’informatique, au lieu de deux ans pour une structure sur la terre ferme. De plus, le refroidissement naturel, par l’eau de mer, fonctionne mieux qu’un système de ventilation classique.

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Le Projet Natick est en développement depuis la fin de l’année 2014. L’équipe travaille sur ce data center sous-marin nommé Leona Philpot. Basé dans le Massachusetts, le laboratoire a placé l’engin dans les fonds marins, à 1 kilomètre des côtes du Pacifique.

Une solution basée sur les énergies renouvelables

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La capsule contenant les serveurs est associée à une turbine marémotrice. Ce dispositif permet de produire de l’électricité à partir des courants marins. Le data center sous-marin ne nécessiterait pas d’alimentation externe et aurait une durée de vie de 20 ans, sur le papier. Pour l’instant, Microsoft observe attentivement les informations recueillies lors du test ayant eu lieu d’août à novembre 2015.

Si le refroidissement ne cause plus de problèmes, il faut prendre en compte de nombreux autres critères. Le data center sous-marin est soumis à la pression des profondeurs, aux courants, à la corrosion, aux fuites, etc. Les 105 jours de test se sont témoins bien passés a déclaré Microsoft. L’équipe compte bien multiplier les essais près de la Floride et en Europe du Nord l’année

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