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Swatch acccuse Samsung d’avoir copié les cadrans de ses montres

Swatch Group, le fabricant suisse de montres a porté plainte le 25 février contre Samsung Electronics et sa division américaine pour contrefaçon concernant des cadrans téléchargeables. Le propriétaire des marques Tissot, Omega ou encore Longines réclame 100 millions de dollars en dommages et intérêts.

Les Samsung Gear S3 Classic, Frontier, et Gear Sport avaient marqué par leur design. Ceux-ci rappelaient fortement celui des grandes marques de tocantes. En cela, leurs cadrans téléchargeables renforcent cet effet. Beaucoup trop pour Swatch Group.

Le propriétaire des marques Omega, Tissot, Longines, Rado ou encore Breguet a porté plainte le 25 février contre Samsung et sa division américaine pour contrefaçon. Il lui réclame 100 millions de dollars en dommages et intérêts.

Le constructeur coréen se serait trop fortement inspiré des produits du groupe suisse pour habiller ses cadrans téléchargeables. En outre, Swatch Group considère que trente d’entre eux portent des “marques identiques ou virtuellement identiques” à ceux de ses propres produits.

Swatch Group veut remettre les pendules à l’heure de Samsung

Dans la plainte déposée auprès de la cour du district sud de New York, les avocats de Swatch Group écrivent :

“Cette copie non dissimulée des marques de fabrique ne peut avoir qu’un seul but : compromettre la notoriété, la réputation et la bonne volonté des produits et marques des sociétés de Swatch Group, construites avec soin au fil des décennies.”

L’accusation semble également porter sur la concurrence déloyale de la part de Samsung. Comme l’explique si bien Engadget, le groupe suisse protège férocement ses marques et ses brevets. Il avait déjà intenté des procès à des sites Web affichant des montres connectées dont les cadrans seraient trop ressemblant aux siens. De même, le groupe aurait accumulé plus de 173 brevets concernant des technologies embarquées dans des montres connectées. Il aurait notamment développé des concepts de batteries capables de transmettre des données et des capteurs de proximité.

Protectionnisme exacerbée contre des concurrents féroces

Et malgré la concurrence accrue en provenance des fabricants de montres connectées, Swatch Group s’en est très bien accommodé l’année dernière. En 2018, son bénéfice d’exploitation a grimpé de 70 % pour s’établir à 629 millions de francs suisses, soit 554,4 millions d’euros.

Contacté par Reuters, Samsung n’a pas souhaité commenter la plainte. A noter que les designs de cadrans téléchargeables ne sont pas forcément conçus par le constructeur coréen. De plus, celui-ci laisse ses utilisateurs la possibilité de changer les modèles embarqués par défaut depuis une application. Cependant certains cadrans inclus par défaut pourraient être l’un des motifs de la plainte.

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