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Une transition vers des données « impersonnelles »

Une transition vers des données "impersonnelles"
LOS ANGELES - 1979: A crowd of paparazzi struggle to take photos of arriving musical celebrity at the annual Grammy Awards in Los Angeles, California. (Photo by George Rose/Getty Images)

Données personnelles partagées, utilisées à des fins douteuses, commercialisation… tout n’est pas perdu pour la vie privée : des chercheurs travaillent sur des programmes de cryptages des données.

Des données personnelles au profil type du consommateur

Les pages publicitaires internet nous incitant à cliquer pour recevoir un cadeau exceptionnel et gratuit abondent sur le net. Personne ne peut y échapper. Celui qui a eu le malheur de se renseigner sur les protections urinaires pour un parent par exemple, n’échappera pas à une pluie de publicités visant alors un public sénior. Pourquoi ? Les algorithmes. Ce terme qui fait peur et qui n’est pas toujours très clair pour le grand public. Pourtant, c’est peut-être le mot clé du 21ème siècle et qui est résolument inhérent à la e-population.

Une transition vers des données "impersonnelles"

Cette myriade de données brassées, est l’objet d’une bataille sans merci que se livrent les “GAFAM” : Google Apple Facebook Amazon Microsoft autour de leur avidité pour nos données et notre attention. Mais, est-ce primordial que ces géants du numérique disposent de toutes les traces d’activité numérique, quitte à s’emparer de nos vies privées ? Pour que les Gafam puissent cerner nos “envies”, il est en effet nécessaire pour eux d’utiliser nos données de navigation, position géographique, connaître nos posts sur les réseaux sociaux, plus encore nos photos stockées, qui leur permettent de dessiner un “profil” consommateur.  

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OpenPDS/Safe Answer : le système qui code les données

Attention, la donne peut changer prochainement. De nouvelles plateformes sont à l’étude, qui pourraient tenir compte de nos habitudes et de nos préférences, sans stocker les données personnelles dans leurs serveurs. Une révolution dans la révolution. Les internautes pourraient donc profiter d’avantages personnalisés, sans qu’on s’immisce dans leur intimité.

Sous l’égide de la MIT (Massachussets Institute of Technology) et de son Internet Trust Conception, cette paradoxale aptitude à préserver la vie privée tout en étant au plus proche des attentes personnalisées de l’utilisateur, est entrain de passer d’utopie à possibilité. Les développeurs de ce système ont eu l’idée de remplacer les données personnelles par des données “impersonnelles”. Ce projet intitulé OpenPDS/Safe Answer, va créer une sorte de “résumé” des données, en les rendant anonymes.  Ainsi, David Jones, résidant au 70 rue Daguerre, 69 ans, deviendra un homme d’une soixantaine d’années résidant dans le 14 ème arrondissement de Paris. L’objectif étant de partager des codes, chiffrés, et non plus des données.  Ce projet à déjà été testé au MIT. A l’origine du projet, Alexandre de Montjoye, entend étendre son expérimentation.

Une transition vers des données impersonnelles

En matière d’authentification, l’utilisateur pourra s’identifier au moyen de mot de passe, de reconnaissance biométrique, faciale ou encore vocale sans que leur véritable identité ne puisse être reliée à ces clés. Parallèlement, une autre “brique” est en cours de développement au MIT : le projet ClearChain. Il s’agit d’une déclinaison de la technologie BlockChain qui vise à préserver spécifiquement l’anonymat pour les achats en ligne, et donc empêcher le détournement de coordonnées bancaires.

Il va falloir aux chercheurs encore un peu de travail et de tests pour ces systèmes ambitieux, et ainsi vérifier leur compatibilité avec les protocoles informatiques en place.

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