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e-déchets, et si on en parlait

E-déchets, écologie… et si on en parlait ?

76 millions de tonnes de e-déchets ont été répertoriés en 2015. L’Union européenne, star de cette déchetterie géante avec ses 12% de responsabilité est suivi de près par les Etats-Unis (11%).

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E-déchets de l’IoT, le paradoxe d’une facture salée pour l’environnement

Alimentés par l’industrie du numérique, ces e-déchets contiennent des substances toxiques qui les rendent hautement nocifs pour l’environnement. Comme ces technologies nouvelles sont au coeur de la croissance économique des pays développés, on évite de soulever le problème de leur impact sur l’écologie. Pourtant, les technologies de l’informations et de la communication ( TIC) pèsent lourd sur les ressources naturelles : une puce électronique de 40g nécessite d’user 30 litres d’eau, soit 750 000 fois sa masse. De plus, elles sont toxiques car contiennent des agents de gravures et des acides néfastes pour la santé. On a pu observer une baisse de la fécondité chez les travailleurs de l’Industrie de fabrication de galettes de semi-conducteurs.  L’ère du big data nous offre un paradoxe de taille : il existe peu de données fiables au niveau international, permettant de mesurer la quantité de déchets produite par les TIC.

Un exemple très concret de comportement eco-responsable en matière d’électronique : le chargeur universel. Cette nouvelle norme peut sembler dérisoire, pourtant, elle permet de réduire les déchets considérablement. Lorsqu’elle sera pleinement mise en œuvre dans le monde entier, elle permettra d’éviter quelque 82 000 tonnes de chargeurs obsolètes et l’environnement se passera d’au moins 13,6 millions de tonnes d’émission de CO2 par an.

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Ecologie des infrastructures numériques, un nouvel enjeu pour notre société

On a tendance à penser que ces technologies intelligentes sont en apparence des « technologies propres« , mais c’est un leurre. Les infrastructures numériques ont bel et bien une existence écologique. C’est un fait que l’on ne peut plus ignorer, puisque depuis plus de dix ans, il fait l’objet de différents rapports . Cette gestion est un nouvel enjeu pour notre société, et fera de la révolution numérique une révolution durable. Pourtant, si les hauts dirigeants suivent de près l’évolution de l’incidence IoT, notamment sur la sécurité et la confidentialité des données, il semblerait que les conséquences liées au e-déchets sur l’environnement ne soient pas traitées au même niveau. 

Un article rédigé par  Elizabeth Chamberlain et Kyle Wiens de la communauté iFixit commente une étude menée par Huabo Dunn, de l’institut de technologie du Massachusetts. Les auteurs de cet article craignent que l’essor des éléments informatisés de base de l’IoT ne constitue un facteur de plus qui ferait échouer les efforts des communautés dans leur quête de respect de l’environnement.

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Des corrélations indéniables entre la protection de l’environnement et l’IoT

La fabrication d’équipements IoT respectueux de l’environnement doit être une priorité, réduire les e-déchets en établissant une approche fondée de la conception écologique. Les technologies de l’Internet des objets (M2M…) sont déjà utilisées pour améliorer la protection de l’environnement : la collecte des ordures, le recyclage des ampoules, la réduction des émissions de CO2, la gestion du gaspillage de l’eau et de électricité… 

«l’Internet des objets est utilisé pour la surveillance automatique de plus de 15 000 sources de pollution majeures». Li Haihua, Ingénieur principal à l’Académie chinoise de recherches dans le domaine des télécommunications.

C’est à présent l’enjeu des fabricants de concevoir des objets intelligents qui protègent la planète dès leur élaboration. Réfléchir à de nouvelles manières de concevoir les technologies du futur : trouver des alternatives aux matériaux nocifs et toxiques, tenir compte du respect des ressources naturelles. A l’avenir, nous devrions trouver sur le marché des objets conçus et fabriqués pour minimiser leur impact écologique durant toute  leur existence, de leur élaboration à leur fin de vie.

« Le déploiement à grande échelle des technologies IoT est imminent. Les possibilités attrayantes qu’ouvrent ces technologies masquent des conséquences non désirées, y compris le problème des déchets électroniques. Les décideurs doivent se préoccuper de la composante environnementale. Il faut agir maintenant. » Alain Louchez, directeur général du Centre pour le développement et l’application des technologies de l’Internet des objets (CDAIT) au Georgia Institute of Technology.

Cahier des tendances « RETAIL CONNECTE »

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