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L’IoT au service des transports, bientôt une réalité ?

Comment imaginer le futur des déplacements couplés à l’IoT ? Une étude d’IBM présente une infographie sur la situation actuelle et le futur des transports à travers le monde.  

IBM fait partie des nombreuses entreprises qui se penchent sur le cas épineux des transports et de leurs futurs associé aux nouvelles technologies. Comme toutes entreprises, avant de se lancer le géant de l’informatique réalise des études. Nous avons ici une étude de cas portant sur l’ensemble des formes de transports. Les chiffres donnent le tournis et expriment à eux seuls la nécessité de moderniser par l’IoT notre façon de voyager.

Premier constat, l’étendue du réseau routier mondial est immense : près de 64,3 millions de kilomètres ! En 2012, 808 millions de voitures ont transité dans le monde et 291 millions de camions et fourgonnettes ont été utilisés. En 2013, il y a eu 7 millions d’accidents de voiture aux Etats-Unis.  En 2014, les américains ont passé 9 milliards d’heures coincés dans les bouchons et ont gaspillé 3 milliards de gallons de carburant, environ 11,3 milliards de litres. Et ces données ne concernent que la route.

A la fin de l’année 2013, 148 villes dans le monde sont équipées d’un métro comptant 150 millions de voyageurs chaque jour. Sur le plan aérien, l’aéroport indonésien de Jakarta a accueilli en 2013  52 millions de passagers à lui seul. En 2014, les 10 plus grosses compagnies ont transporté plus de 85 millions de tonne kilomètre de frette.

5 Milliards de tonnes de conteneurs ont transité par la mer en 2013, tandis que le temps moyen pour faire parvenir une cargaison du port de Long Beach et de Los Angeles à Chicago est de 120 heures par voies maritimes et l’autoroute.

Un credo, l’application technologique

IBM rappelle ensuite la prédiction du transport aérien pour 2035 : 1,14 milliard de passagers américains prendront l’avion. Autant d’informations qui appellent différents niveaux de compétences que ce soit la sécurité, le commerce, le confort, le gain de temps, l’énergie, la pollution, etc.

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infographie publiée et réalisée par IBM

 

Pour IBM, la solution viendrait de l’IoT et la Big Data. L’entreprise montre son dynamisme sur ce plan en s’associant à des constructeurs automobiles comme Ford. Mais vu l’ampleur de la tâche, il s’agit de penser un écosystème à l’échelle mondial. Elle développe par ailleurs des outils de machine learning, afin que les capteurs puissent transmettre des informations vitales au bon déroulement des transports : réguler le trafic, améliorer la sécurité en prévenant les usagers d’éventuels problèmes, améliorer la maintenance des véhicules, etc. Les possibilités sont nombreuses et n’ont de limite que l’imagination, tout du moins en théorie.

Des expérimentations en cours

jakarta transports

Pour l’instant, certaines villes comme Manchester expérimentent des systèmes de transports connectés. Aux Etats-Unis, le gouvernement a lancé l’initiative Smart City Challenge, ouvrant des perspectives pour les transports en ville.

C’est prometteur, mais il faudra attendre des résultats pour faire avancer les choses. Cela implique forcément le besoin de la ville connectée, mais les transports dans un monde globalisé doivent répondre à des normes similaires. Si chacun des systèmes à ses particularités, peut-être que l’IoT sera le moyen d’unifier un réseau mondial.

De plus, les efforts à faire sont différents suivant les pays, selon le type de réseau, autoroutiers, aériens maritimes. Connecter les moyens de transport, cela veut dire fournir des outils IoT capables d’interagir entre eux, de former un tout pour faciliter la vie des voyageurs, diminuer les coûts de transport des marchandises et augmenter la sécurité.

Par exemple, AT&T assure la transmission des données de la compagnie maritime Maersk Line. L’opérateur permet d’améliorer la chaîne du froid des conteneurs accueillant des denrées périssables. Si cela n’influe pas directement sur la rapidité du fret, les retards de livraison entraînent moins de perte.

Dans ces domaines, énormément de facteurs humains sont à prendre en compte. Pour introduire réellement l’IoT dans les transports, il faut pouvoir faire le point entre ce qui relève du rêve impossible à réaliser et de la réalité.

S’adapter aux besoins et à tous les usagers

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D’un point de vue pragmatique, pour amoindrir les coûts des infrastructures, il s’agit de se baser sur les réseaux existants, que ce soit au niveau des transports ou de la transition des données, par la 4G, le WiFi, entre autres. Bien sûr, d’autres technologies viendront améliorer la transmission, mais s’adapter à nos standards actuels permettra ensuite d’élargir la quantité de données recueillies.

Ensuite, il faut établir des priorités. Aujourd’hui, les acteurs de l’automobile cherchent à rendre la voiture autonome et à développer l’infotainement.

Les concessionnaires autoroutiers doivent aussi rentrer dans la danse avec pour objectifs la fluidification du trafic et la sécurité des employés et des usagers. Vinci a par exemple développé un partenariat avec Waze pour indiquer aux usagers les bouchons sur son réseau.

Pour les gouvernements, les dirigeants, cela demande une ouverture d’esprit qui permet à tout ce qui le souhaite de participer à cet immense défi. Car les usagers des transports, les entreprises, les spécialistes de l’innovation et les dirigeants doivent pouvoir décider ensemble à savoir comment connecter les déplacements des humains et des marchandises.

Cela prendra du temps, au moins 20 ans, mais les perspectives sont nombreuses et nécessaires au développement du monde connecté.

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