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Montre connectée : l’ombre de l’Apple Watch plane sur l’IFA 2019

Alors que les analystes ne cessent d’observer la domination d’Apple sur le marché de la montre connectée, les constructeurs profitent de l’IFA 2019, à Berlin, pour dévoiler leurs nouveaux modèles. L’occasion de constater la cohabitation de différentes stratégies marketing dans ce secteur.

En 2015, Apple a popularisé la montre connectée. Son succès, la firme de Cupertino le doit à un positionnement esthétique et écosystémique. Les utilisateurs des produits Apple ont découvert là une extension de leur iMac, iPhone, ou Mac à leur poignet. Ce n’était pourtant pas gagné. La marque à la pomme n’était pas non plus la première sur ce marché. Au fur et à mesure, de mise à jour en mise à jour, et après quatre modèles, elle domine largement ce segment.

Apple dicte les tendances, même à l’IFA

Pour autant, les autres constructeurs n’ont pas abandonné le concept de la montre connectée. À peine quelques jours avant la présentation probable de l’Apple Watch Series 5, ils profitent de l’IFA et annoncent de nouveaux produits. Ceux-ci ne s’alignent pas forcément sur la politique de la firme qui consiste à vendre des smartwatches à une audience la plus large possible. Seul Samsung peut vraiment rivaliser en la matière, en témoigne les campagnes de publicité gigantesques menées par les deux marques.

Le géant coréen mise sur sa Galaxy Watch Active 2, une montre connectée “lifestyle” polyvalente équipée d’un altimètre baromètre, d’un accéléromètre, d’un gyroscope et d’un cardiofréquencemètre. Elle est équipée de l’OS Tizen 4.0, de 4 Go de stockage interne et de 1,5 Go de RAM. Samsung promet une autonomie de 2 jours. Pour rappel, ce modèle remplace la première Watch Active, commercialisée depuis 6 mois, coûtera 309 euros.

Les autres entreprises, elles, visent des catégories de population : les sportifs et les amateurs de mode.

Montre connectée et mode : Fossil joue la carte du « Fashion »

fossil gen 5

Fossil, par exemple, continu à proposer des produits “fashion” en exploitant la plateforme Wear OS de Google. La marque a présenté en août dernier la GEN 5, une montre connectée équipée du processeur Qualcomm Snapdragon 3100, de 8 Go de stockage interne et de 1 Go de mémoire vive. Ce SoC offre une meilleure gestion de la batterie : 24 heures en utilisation normale et “plusieurs jours” en mode économie d’énergie. Esthétiquement, la GEN 5 ressemble à une Tissot Chronograph avec trois boutons situés à droite du cadran. Son prix avoisine les 300 euros.

Le constructeur s’occupe également de la fabrication de produits sous licence Emporio Armani, Michael Kors, Diesel et maintenant Puma. À chaque fois, la technique ne change pas. Seul le design varie suivant les codes esthétiques des marques associées (or pour Michael Kors, cadre imposant pour Diesel ou encore bracelet anti transpiration pour Puma). Ces montres disposent donc d’un GPS intégré et d’un microphone afin de déclencher Google Assistant.

Dans la même veine, la Huawei Watch GT 2 a fuité avant l’heure. La tocante du fabricant chinois profiterait d’une batterie plus performante (près de deux semaines), d’un microphone et d’un haut-parleur afin de prendre des appels téléphoniques. Elle pourrait embarquer la nouvelle version de l’OS maison LiteOS et adopte un design affiné. Une présentation de ce produit est prévue pour le 19 septembre.

Montre connectée et hardware : un secteur standardisé

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Toutes les caractéristiques citées sont maintenant communes à l’ensemble des fleurons des fabricants. Ils utilisent des technologies similaires afin d’égaler l’Apple Watch tout en gagnant des parts de marché auprès de certaines populations. Puis, il y a les concepteurs qui veulent offrir des services de santé et de bien-être à leurs clients.

Pour les sportifs, l’on peut citer la Garmin Fenix 6. Outre des fonctionnalités cartographiques avancées par GPS, elle embarque un cardiofréquencemètre et un oxymètre de pouls afin de “mieux comprendre l’activité” du porteur. L’on peut également bénéficier de mesure de réserves énergétiques dans le but d’optimiser les phases d’effort et de repos.

De plus, elle se dote de fonctions de suivi et de sécurité. En cas de danger ou de choc, la Fenix 6 envoie la position de l’usager aux contacts d’urgence.

L’électrocardiogramme devient synonyme de santé connectée

fitbit versa 2

Fitbit poursuit lui aussi sur sa lancée avec la Versa 2. Équipée d’Amazon Alexa, elle fournit un score de sommeil basé sur la fréquence cardiaque, la durée d’endormissement, l’agitation et la respiration. Tout comme la version précédente, elle dispose d’un suivi des cycles menstruels féminins et établit le niveau de forme cardio.

Depuis la Serie 4, l’Apple Watch propose un électrocardiogramme. Cette technologie intéresse nombre de constructeurs à commencer par Withings. L’acteur français lance officiellement sa Move ECG en France. Ce modèle vendu à 129,99 euros permet d’analyser en 30 secondes l’activité électrique du cœur. Selon les premières prises en main, la fonctionnalité serait un peu capricieuse, mais facilite les fibrillations auriculaires. Withings confirme néanmoins que l’algorithme ne repère pas les autres anomalies cardiaques.

Le Taïwanais Asus suit cette tendance en dévoilant l’Asus VivoWatch SP. La montre connectée se dote d’un capteur de pression sanguine et d’un ECG embarqué. Il y associe HealthAI, un coach intelligent qui donne des conseils personnalisés au porteur. Pour l’heure, le fabricant n’indique pas quels problèmes cardiaques elle sera capable d’identifier.

Samsung a choisi de son côté d’apporter cette fonctionnalité par l’intermédiaire d’une mise à jour. La Galaxy Watch Active 2 dispose d’un électrocardiogramme et d’une option de détection de chute qui seront accessibles au début de l’année 2020.

Apple, Google et Qualcomm définissent les règles

Là encore, ce sont des éventualités qui ne demandent qu’à faire leurs preuves face à l’Apple Watch. Le consommateur peut ainsi faire son choix parmi un vaste catalogue de produits, mais il semble difficile pour les constructeurs d’innover. En effet, hormis Apple, ce secteur est dominé par Qualcomm et Google. Le premier fournit les composants, le second le système d’exploitation majoritaire. Finalement, l’on attend de ces géants qu’ils proposent régulièrement des nouveautés, quitte à subir une uniformisation à outrance.

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