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Business Analyst : L’Internet des Objets, un nouveau défi ?

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Le métier de Business Analyst est bien connu des entreprises, qu’elles soient spécialistes du tertiaire ou de l’industrie manufacturière. Avec la puissance de la révolution numérique, notamment porté par l’IoT, ce métier change en profondeur.

Le métier de Business Analyst est à la croisée de multiples compétences. La personne qui possède cette fonction doit être en permanence à l’affût des attentes des équipes opérationnelles en lien avec les techniciens informatiques. Son rôle est de traduire techniquement les besoins des premiers cités vers les seconds. Pour cela, il doit autant comprendre l’aspect humain que les demandes pratiques et les contraintes techniques pour définir les périmètres d’actions de chacun.

Ce métier trouve son origine dans le besoin de rationaliser les pôles IT des entreprises. Dans les années 1990, les projets prenaient du retard dans le développement, des retards coûteux et qui débouchaient sur la création de solutions dépassées et trop cher au moment de leur finalisation.  Il y a 14 ans maintenant, en 2003, l’International Institut of Business Analasys est née à Toronto. Cet organisation à but non lucratif a créer les grandes lignes du métier de l’analyste d’affaires, le Business Analyst.

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Le Business Analyst, le liant entre les dirigeants et les ingénieurs

Maintenant habitué aux évolutions de l’informatique et à la croissance exponentielle du Cloud, le Business Analyst est de plus en plus en contact avec des technologies comme l’Internet des Objets, l’intelligence artificielle, le machine learning, le Big Data et l’analytics.

Cela implique d’avoir des connaissances techniques sur le fonctionnement des datacenters, des outils de visualisation, ainsi que des technologies de télécommunications. Il faut pouvoir adapter l’apport de la nouveauté dans un système déjà existant ou le cas échéant choisir la plateforme d’accueil du nouvel écosystème connecté.

De plus, il lui faut mesurer la faisabilité des projets IoT en fonction du budget de son entreprise et du potentiel économique d’un tel équipement. En effet, une partie importante du métier consiste à évaluer de manière précise les coûts d’installations, le retour sur investissement et des infrastructures IoT. Les spécialistes du M2M ne sont pas surpris par cette évolution et sauront à même de guider leurs entreprises sur la voie du tout connecté. Et les autres ? Comment ne pas perdre l’équilibre entre les deux versants du métier de Business Analyst ? Par quels moyens appréhender les avantages de l’IoT ?

Redéfinir les tâches à l’aune de la révolution numérique

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Selon le célèbre cabinet d’étude Gartner, Plus de la moitié des processus des entreprises intégreront tout ou partie de l’Internet des Objets. Pour cela, il faut bien évidemment que l’aspect technique soit au rendez-vous, mais aussi que les personnes en charge de l’intégration de l’IoT soit rapidement opérationnel. Selon ertains, cela passe par un apprentissage du code spécifique aux bases de données utilisées, par exemple. Afin de mieux comprendre les contraintes des équipes techniques, certains qu’il faut s’essayer au MySQL, le langage notamment à la base des services AWS. Si les entreprises qui proposent des solutions IoT ont tendance à minimiser l’aspect technique en mettant en avant de puissants outils de visualisation, il faut pouvoir lire entre les lignes de « comm' ».

Ce n’est pas aussi simple que cela d’intégrer cet ensemble technologique : tout dépend du niveau d’équipement de son entreprise, des retours attendus, etc. Les protocoles de communication, les possibilités d’action sans faire intervenir un intégrateur extérieur, la protection des données : toutes ces questions sont importantes à maîtriser pour le Business Analyst comme pour les équipes qui l’entourent.

L’Agilité comme apport organisationnel

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Ensuite, les possibilités de l’Internet des Objets peuvent provoquer des problèmes dans la planification des projets, la phase où le Business Analyst agit. Il doit pouvoir clairement identifier les besoins du commanditaire et limiter les fonctions tout en installant des infrastructures évolutives. Cela passe par le choix de standards de connexion, reconnus, des prologiciels compatibles, des APIs et de la plateforme associée. En adaptant un écosystème de production évolutif avec ses équipes, l’analyste d’affaires peut alors répondre aux exigences de valeurs ajoutées et de retour sur investissement. Le Business Analyst a effectivement des capacités de visionnaires si l’on en croit les nombreuses offres d’emplois trouvées sur le Web.

Il faut que cette automatisation des processus bénéficie à l’entreprise et facilite le travail des employés, idéalement en le faisant monter en compétence. Bien plus que la compréhension de l’IoT, adopter les méthodes de développement des acteurs du secteur semble une bonne approche.

En effet, les méthodes Agile comme Scrum ont grandement profité aux fournisseurs de logiciels. Le sens de l’organisation étant essentiel dans ce métier, il faut pouvoir s’appliquer à soi même ce genre de fonctionnement afin de gérer plusieurs projets à la fois. Ainsi, dans la communication auprès des personnes intégrées aux projets, il a les arguments et les moyens de favoriser l’engagement dans les projets IoT.

Par ailleurs, ce métier oblige les multiples itérations avant de valider la viabilité d’un projet. L’utilisation de l’impression 3D, des fablabs côté matériel et l’analyse prévisionnelle avec des outils comme le machine learning côté « logiciel » sont des moyens de réussir des petits projets. Ceux-ci servent alors de démonstrateurs et convaincront les instances supérieures de la faisabilité d’une installation plus importante qui utilisent à bon escient les ressources humaines.

Le business model, un élément de plus

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La révolution technique et de l’organisation ne sont pas sans conséquence sur l’aspect économique. Bien au contraire. C’est là l’objectif du Business Analyst. Il ne pense plus seulement un retour sur investissement, mais les moyens pour transformer les sources de revenus de l’entreprise qui l’emploi. L’IoT emprunte, « performe » et surpasse les types de modèles économiques amenés sur le devant de la scène par le Big Data et le Cloud. Le Platform as a service, le SaaS, mais aussi des modèles plus spécifiques comme le Hardware as a service sont des moyens de penser son offre IoT.

Le but n’est plus seulement de vendre un produit à l’unité. Il s’agit de créer de la valeur récurrente. Grossièrement, nous passons d’un engagement ponctuel à l’abonnement. Les vendeurs de proligiciels vivent complètement cette évolution. Le Business Analyst IoT devra aussi établir avec les personnes dont ils organisent le travail comment proposer aux clients d’une entreprise une solution souvent globale. elle comprend les capteurs, la plateforme, les services supplémentaires par le biais d’APIs, notamment d’analyse de données et la maintenance de l’ensemble. Suivant les outils mis en place auprès du client, il devra adapter les postes en collaboration avec les ressources humaines.

Hitachi Insight Group, le fer de lance de l’IoT d’Hitachi

À titre d’exemple, Hitachi ne vend plus ses locomotives, elles les louent en proposant un système de maintenance prédictive. Le rôle des techniciens n’est plus le même. Évidemment, ce précepte peut être adopté à plus faible échelle, sans prendre la chaîne dans son ensemble.

Le Business Analyst, un nouveau porte-étendard ?

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Le Business Analyst sera alors à même en maîtrisant une grande partie de ces outils redéfinir le fonctionnement interne de l’entreprise. Les méthodes organisationnelles, les postes qu’il aura défini et l’élaboration des business model en adéquation avec les équipes commerciales serviront de chemin de fer à la croissance de l’entreprise.

Ce métier n’est plus seulement là pour éviter les surcoûts de développement des projets, le Business Analyst fait maintenant partie des portes-étendard d’une vision entre synergies des forces de travail et observation minutieuse de la transformation numérique. Comme beaucoup de métier, la fonction se fragmente. Finalement, il n’existe pas un seul Business Analyst, mais de multiples itérations qui répondent à des besoins spécifiques.

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