Les opérateurs de réseau mobile, après avoir subi la vague concurrentielle de Free et avoir réaligné leurs standards sur des forfaits mobiles à bas coût, tournent à présent la tête vers une nouvelle manne : la communication des objets dans la toile de l’IoT. La nouvelle course, c’est celle à la communication Machine-to-Machine pour connecter les objets, les humains et les villes. Des pure players débarquent, comme la start-up toulousaine Sigfox, mais les opérateurs mobile traditionnels n’ont pas dit leur dernier mot.

Alliance LoRa iot
Le Low Range, la technologie M2M de LoRa

LoRa VS Sigfox…et les autres

C’est dans un article daté du 17 juillet que Libération s’est attaqué au thème des opérateurs de l’IoT, et ce n’est pas un hasard. Bien que la reconversion d’Anne Lauvergeon (ancienne présidente d’Areva) à la tête du conseil d’administration de Sigfox, ait pu, dans un monde parallèle, passer inaperçue, c’eût été peu probable pour un quotidien dont elle a occupé le conseil de surveillance jusqu’en février 2014.

Et c’est bien grâce à la présence de Sigfox aussi bien sur le territoire français qu’au niveau mondial que se démocratisent à vitesse grand V les standards de communication de l’Internet des Objets. Le tout renforcé par leur récent partenariat avec Samsung autour de la plateforme Artik. Le géant coréen n’a pas voulu faire la sourde oreille sur la formidable opportunité qui se dresse devant lui d’utiliser les ressources d’un opérateur qui s’est dépêché de se déployer pour prendre le leadership sur cette technologie. Les enjeux économiques soulevés par le réseau bas débit et bas coût ont su attirer l’attention, vu les annonces successives depuis fin 2014, de Sigfox et la création de l’alliance LoRa avec des entreprises telles que Cisco, IBM, Bouygues Telecom et Schneider Electric.

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Les deux technologies, celle de LoRa et Sigfox, sont assez similaires, dans ce qu’elles ont de peu coûteux, autonome et peu énergivore et basse fréquence. Mais il faudra mieux cerner les besoins des entreprises et des consommateurs pour savoir quelles seront les priorités de développement autour de ces réseaux. En effet, si les opérateurs proposent la technologie, l’exploitation des données générées par les capteurs et des services adaptés à chaque usage viendront créer un autre enjeu économique.

C’est ce que confirme Werner Vogels, Directeur technologique chez Amazon : «Même si c’est un peu tôt encore, nous regardons en permanence quels types de protocoles en développement les consommateurs voudraient utiliser, pour que nos clients puissent se concentrer sur le fait de construire les applications au lieu de faire le travail de base».

D’autres sociétés se basent sur la communication M2M, tels que le français Qowisio, installé  la Cité des Objets connectés, le français Actility, Matooma, l’opérateur fournisseur de cartes SIM pour un usage légèrement différent sur des objets qui sont plus gourmands en énergie, Orange depuis peu, SFR, et d’autres devraient continuer à arriver sur le marché. Avec tous ces opérateurs et services, il faudra trouver une cohésion, car si les objets doivent communiquer entre eux à grande échelle, il serait dommage que leur interopérabilité soit impossible à cause de normes propriétaires. Ce serait un peu comme vouloir envoyer un sms d’un terminal Android à un terminal iOS et ne pas être compatibles.

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