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L’internet des objets va-t-il tenir ses promesses ?

L'internet des objets va-t-il tenir ses promesses ?

L’internet des objets ou IoT envahit notre quotidien à grande vitesse et ne cesse de changer nos habitudes pour les faire évoluer vers quelque chose de meilleur. Et bien que cela soit une évolution logique pour notre futur, est-ce que nous en sommes vraiment satisfaits ?

L’internet des objets fait partie de la préoccupation majeure des grandes compagnies qui sont prêtes à miser gros pour se développer dans ce secteur. On estime que d’ici 2020, il y aura entre 50 et 100 milliards d’objets connectés dans le monde. Autant dire que les attentes dans le domaine de l’IoT risquent d’être élevées et le graphique proposé par Gartner le prouve. Pourtant, lorsque l’on parle d’internet des objets et qu’on explique comment fonctionnent les objets connectés aux personnes qui n’y sont pas encore familières, les mêmes questions reviennent : comment faire si ça tombe en panne ? Toutes les données sont sur internet, mais si on les pirate ? Si la télévision est de la marque Samsung et l’ordinateur de la marque Apple, est-il possible de les connecter ensemble ?

attentes sur l'internet des objets

Des remarques on ne peut plus pertinentes, qui tendent à nous montrer que l’écosystème n’est pas encore au point.

Table des matières

Quels sont les enjeux majeurs dans l’internet des objets ?

Pour une entreprise, il faut avoir un produit utile, à la pointe de la technologie, tout en étant attractif en terme de prix. Et cela face à une demande grandissante des consommateurs qui en demandent toujours plus.

Le plus bel exemple, c’est celui du traqueur d’activités pour lequel les consommateurs ont des attentes précises. Ils souhaitent qu’il soit le plus précis possible, qu’il informe sur le nombre de pas effectués dans la journée, de calories brulées, sur la qualité du sommeil et qu’il donne des conseils. Et en prime, il doit être joli et abordable.

exemples d'objets connectés
En ce qui concerne la domotique, ils désirent voir les lumières, thermostats, alarmes et volets fonctionner de manière autonome, mais aussi que le réfrigérateur intelligent avertisse quand il faut aller faire des courses.

La demande est donc bien présente pour les compagnies et startups qui ne manquent pas d’imagination afin d’y répondre au mieux et y ajouter de nouveaux services à chaque édition.

Les objets peuvent-ils être connectés les uns aux autres ?

Nous connaissons déjà en partie la réponse à cette question. Un téléviseur Samsung va avoir du mal à communiquer avec l’Iphone par exemple. On parle souvent de cet enjeu d’interopérabilité qui nécessite que les startups et grands groupes ouvrent leur API afin de pouvoir laisser aux développeurs la possibilité de faire communiquer leurs objets avec d’autres. Il s’agit là encore de protéger ces données puisque son utilisation demande une identification personnelle.

Interface API

Plusieurs acteurs travaillent ainsi sur d’autres aspects notamment dans le domaine des maisons et villes intelligentes. Orange s’est alliée à d’autres opérateurs dans le cadre de SmartAtHome, Sigfox a développé un réseau IoT pour les villes, Google effectue des tests pour son projet Loon afin d’offrir le WiFi partout dans le monde. Bref, on n’arrête pas la technologie, il suffit juste d’attendre encore un peu avant de pouvoir admirer son efficacité et de voir si ses avancées sont si prometteuses.

Qu’en est-il pour les entreprises ?

Les entreprises comme Apple, Google, IBM et Samsung sont friandes de l’IoT qui offre une multitude de solutions et de nouvelles possibilités. Amazon et Walmart veulent même développer un service de livraisons à domicile effectuées par des drones. Pour ce qui est des sociétés de services aux particuliers comme les banques et les agents immobiliers, cela a soulevé un autre problème : être à la page.

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Les grandes surfaces de distribution ne comptent pas rater le coche et vont se mettre à vendre des produits issus du label French Tech et en fidélisant leur clients avec des beacons. Et enfin, rien ne serait possible sans les données récoltées grâce à tous ces nouveaux objets et qui représentent une véritable mine d’or. Le Big Data, c’est la caverne d’Ali Baba et la meilleure façon de tout connaître sur les habitudes du consommateur et donc d’anticiper ses besoins. « Je suis sûr que vous ne saviez même pas que vous en aviez besoin », ça vous parle certainement. Mais en parlant de données, est-ce que l’on est certain qu’elles sont en sécurité ?

Nos données sont-elles sécurisées ?

Avec l’arrivée de nos smartphones et de la connexion rapide à internet (fibre & 4G), un nouvel écosystème a vu le jour, le cloud. Il s’agit d’un service proposé par Apple, Orange et d’autres opérateurs afin de stocker les données, photos, souvenirs dans ce petit nuage par synchronisation ou de façon manuelle. On pense souvent à tort qu’il s’agit d’un espace personnel sécurisé.

sécurité des données

On prend souvent comme exemple la faille découverte sur le logiciel de protection openSSL et baptisée « Heartbleed ». Une faille qui a d’ailleurs permis aux pirates de récupérer les données des internautes connectés sur les sites où le logiciel était présent.
C’est pour cela que des startups comme Novathings mettent au point des produits qui pourront répondre à ces problèmes de sécurité que le FBI a lui aussi soulevé.

Ainsi, lors d’une conférence sur la sécurité de l’IoT à Boston, Arlette Hart, chef de la sécurité et de l’information au FBI, a expliqué que les entreprises qui développent ces technologies ne se soucient pas assez de l’aspect sécuritaire des produits. Il faut pourtant bien réaliser que tous nos objets connectés comportent des données personnelles à notre sujet. Particuliers comme entreprises peuvent très bien se faire hacker si aucune mesure n’est prise rapidement. Et si pirater un avion est possible, alors il est facile d’imaginer que cela doit être un jeu d’enfants quand on parle de caméras de surveillance ou de voitures.

Une loi pour réguler l’internet des objets ?

L’arrivée d’internet a remis en question bien des paramètres. Il est à ce jour difficile d’établir une loi de l’internet puisque c’est un univers incontrôlable et en constante évolution. Pourtant de nombreuses institutions et lois existent en France. Chaque cas étant bien particulier et unique, il est juste délicat de savoir si il est préférable de faire appel à la CNIL, au code de la consommation la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), au code du commerce, au Code civil ou au Code pénal. Ce n’est donc pas toujours facile de savoir vers qui se tourner pour répondre aux questions : qui maitrise la data des objets connectés ? Que faire en cas de vol de données ?

Ainsi donc, il semble juste de dire que le futur est bien tourné vers l’Internet des objets et les objets connectés qui répondent de plus en plus aux besoins actuels des consommateurs. Mais il ne faut cependant pas perdre de vue un aspect sécuritaire. En effet, dans un monde qui devient de plus en plus connecté, la priorité doit être à la sécurité afin de ne pas laisser les données tomber entre les mains de n’importe qui.

L'internet des objets va-t-il tenir ses promesses ?

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