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Softbank compte sur le rachat d’ARM pour se développer dans l’IoT

Softbank ne veut pas s’arrêter en si bon chemin. La firme japonaise qui possède déjà l’entreprise spécialiste en robotique Aldebaran s’apprête à racheter le fabricant de processeurs ARM pour 24,3 milliards de livres. Les perspectives de l’IoT motivent en grande partie ce rachat. 

C’est bientôt fait. Le Holding ARM va changer de main. Le japonais Softbank, plus connu pour Aldebaran et ses robots Pepper et Neo, va racheter la société britannique pour 24,3 milliards de livres, soit 29 milliards d’euros. L’OPA annoncée ce lundi a eu pour effet direct une montée en flèche du cour en bourse d’ARM. Depuis la clôture vendredi, l’action a augmenté de 43 %. L’objectif pour Softbank, gagner du terrain sur les marchés des semi-conducteurs et de l’IoT.

ARM a pour principaux clients des fabricants de smartphones qui s’équipent de ses processeurs, notamment Apple et Samsung. Softbank a d’autres ambitions pour sa prochaine filiale : elle compte bien grossir sur le marché de l’Internet des Objets.


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Passer à la vitesse supérieure

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Le PDG Mayaoshi Son présente ce rachat comme un « investissement stratégique pour Softbank », pour saisir « les énormes possibilités offertes » par l’IoT . Cette nouvelle voie se fera en parallèle des recherches sur l’intelligence artificielle.

Avec cette approche, le marché du smartphone compte, mais n’est plus la priorité absolue. Malgré les millions de puces vendues l’année dernière par ARM (3,9 millions d’unités produites au deuxième semestre 2015), le marché du mobile ralentit fortement. 

le holding n’est pas un petit nouveau en la matière. En 2015, le directeur Simon Segars avait présenté ses souhaits dans le but d’améliorer ses composants pour l’Internet des objets. L’acquisition débute sur de bonnes bases, même si le contrat en passe d’être signé n’est pas des plus simples.

Des contraintes de taille

Cette opération ne sera pas sans contrainte pour le géant nippon. Dans l’accord obtenu avec le Britannique, il est prévu d’augmenter les effectifs présents en Angleterre, de les doubler d’ici cinq ans au global et de maintenir le siège de l’entreprise à Cambridge.

Softbank n’a d’autre choix que de s’endetter en effectuant un prêt-relais de 9,5 milliards de dollars. Pourtant l’optimisme semble de mise. La bonne santé financière d’ARM en est en grande partie la cause : la firme a obtenu un chiffre d’affaires de 1,28 milliard de dollars en 2015 pour un bénéfice de 680 millions.

Pour le Chancelier de l’Echiquier, le ministre des Finances au Royaume-Uni, Philip Hammond c’est aussi un bon signe pour l’attractivité de son pays :

« A peine trois semaines après la décision par référendum, cela montre que l’Angleterre n’a pas perdu de son attrait pour les investisseurs internationaux« .

Le Brexit, la sortie de l’Union européenne, ne fait donc pas peur à Softbank qui compte bien continuer ses affaires avec les hommes d’affaires citoyens de sa Majesté. Bien sûr, il faudra attendre la validation des autorités compétentes  de ce qui s’annonce déjà comme la plus grosse capitalisation du secteur High Tech à la bourse de Londres. 

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